S'accrocher jour après jour, pour prolonger un présent qui n'avait pas de futur, était un instinct qu'on ne pouvait vaincre" Geaoge Orwell 1984

S'accrocher jour après jour, pour prolonger un présent qui n'avait pas de futur, était un instinct qu'on ne pouvait vaincre" Geaoge Orwell 1984
"De la glycérine plein mes veines, mes racines et mes gènes: mon oxygène, mon origine indigène.On veut vomir sans gène, mourir trop jeune, enragé par le sentiment de rejet qui m'anime.Imagine, je brise mes chaines, je courbe l'échine, je mange l'échec, ca pleure, ça digère ses épines. Ma couleur ébène, une galère intime. Un fil que Babylone rebobine parmi les abimes.Ma zone embaume l'usine, l'usure et la résine.Et les raisons rusé la police voisine. Voici la parafine pour la carabine. Ramène les balles et la bar à mine car on nous baratine. J'ai des pleurs dans ma rétine, des tours dans ma routine, une vie malsaine à laquelle la france me destine. Peu d'estime et d'espoir, peu d'endroits ou j'respire, j'ai dans les artère un sérum pour martyre..."
- Casey [Only buiseness mixtape] -


La colère réanime un stylo asséché par la déception
Garder les plaies vives car c'est l'essence même d'une réaction
Instinctive et sincère, comme chacune de ces lettres
Quand est ce qu'on arrêtera de se laisser faire
Tous complices de l'enfer qu'ils construisent
Suivre son instinct, ce que tes trippes te dictent
L'erreur est humaine mais elle est male perçue
De toute façon on dévalue l'humain pour un brin de plus value
Voilà pourquoi les machines remplaceront les caissières dans les super U
Comme dans les usines et bientôt dans les postes et les bus
Ca fait peut etre partit de leur lutte contre le chomage
Dans leur politique j'vois des énarques qui brassent et le reste qui encaisse les dommages
3è millénaire, 6 milliards d'êtres humains peuplent la Terre
Les deux tiers dans la misère l'acceptent, j'vois pas une once d'esprit révolutionnaire
La peur domine les crânes pourtant la répression n'est plus physique, elle est financière
Amendes et les perquises ont remplacées chaines et fouets d'hier
Dès le moindre écart à leurs stupides règles
A la moindre innatention, plus d'avertissement, que des sanctions :
Si seulement les sanctions étaient proportionelles aux revenus
Si seulement la justice avait survécu
Avec un triste sourire car mon seul choix est de me taire
Je leur déverse un disième de mon piètre salaire
Ce qui n'équivaut à peine à un centième du leur
Comprends ma rage et ma rancoeur,
Comprends leur manège que je connais par coeur
100 euros d'amende, une tappe sur la fesse pour un ministre
Une sévère trempe dans la gueule pour un RMiste
Bien loin le temps des pendaisons sur la place publique
Maintenant on humilie avec des mandats du fisc
Un écart de conduite et la sanction est stricte
Des injustices qui chaque jour durcissent
Désormais plus de pitié, on enfermera les récidivistes
MERDE!! Quand est ce que la révolution éclate?!
Ca me démange, quand est ce qu'on réduit les écarts?
Prolétaire, fonctionnaires, marginaux, exclus, chomeurs et tricard
On a le nombre, qu'est ce qu'on attend pour foutre un putain de vacarme
Quand est ce qu'on réagit comme une frappe venue des trippes qui se loge en pleine lucarne?
Laissons leur leurs tours, faisons chutter leur économie
Prouvons leur qu'on à vu juste et qu'on à pas que des choses à dire
On a droit au béton, au métro et à la grisaille des villes
Eux c'est l'espace, les jets et la beauté des iles
Tout s'achète, j't'assure même le bonheur
Si tu ne me crois pas part en croisière au tier monde ou en asie mineure
De quoi je me plaint? moi qui vit bien?
Moi qu'on maintient loin de mes envies, à qui on impose un destin de zombie?
Comment t'expliquer ce que chaque jour je ne parvient pas à dire...
Mon instinct, mon intuition me pousse à crier qu'il y a autre chose à vivre...


"je rêve de revanche en semaine et le dimanche. Je traîne en zone franche, où l'indigène flanche, où le système se penche sur les peaux blanches, lèche les plus riches, prêche les bakchiches, le vol, la triche, les vices qui aguichent. Ma vie c'est le vide, le creux, le bide, les points sordides, les blagues morbides, le décor du nord et puis des caïds sans remords aucun et que la fièvre de l'or guide ; des frères sous acide, des porcs qui décident d'infliger la mort sans risquer l'homicide, des tonnes de suicides et moi qui dilapide avant d'avoir des rides ma santé et mon liquide. J'éprouve pour ce bled une rage qui m'obsède quand il projette de mettre en place l'apartheid, quand ma tête à l'écart est la cause qu'il plaide, quand il nous brime, nous rejette et puis nous dépossède. Et mes tours sont laides, mon parcours est raide. Je suis à bout, abîmée, nomade et sans remède. J'ai de la haine en trop, refuse l'entraide. Je ne demande ni aumône, ni offrande, ni aide. "
- Casey [Le fusil dans l'étuis] -


_____________________________________________________________________________




Extrait choisi:

"Les hommes et les femmes qui dirigent ce pays savent tout cela. Ils savent aussi que la
libéralisation massive de la vie économique française est en très bonne voie. Ils savent que les
privatisations, les fusions, les délocalisations de nombreux secteurs d'activité vont se généraliser
comme va se généraliser la paupérisation. Ils savent que la nouvelle configuration du marché
exige la normalisation du salariat précaire et l'existence d'une forte réserve de chômeurs et de
sans-papiers.

Et ils savent surtout que les banlieues populaires (parce qu'elles subissent de plein fouet et avec
le plus d'acuité les mutations de la société française) sont des zones où la contestation sociale est
susceptible de prendre de radicales formes de lutte si elle trouve un vecteur qui l'organise. On
comprendra qu'il est de nécessité impérieuse d'installer toujours plus d'instruments de contrôle et
de répression "éclair" au sein de nos quartiers. On comprendra que le monde du pouvoir et du
profit sans borne a tout intérêt à nous criminaliser en disposant de notre mémoire et de nos vies
comme d'un crachoir."

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 12:25

Modifié le samedi 04 août 2007 08:13

«Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne.» George Orwell 1984

 «Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne.» George Orwell 1984
« Et comment descendre ce mur, cette épaisse armure qu'on se construit comme une pesante cellule. C'est tellement dur d'en être à se dire : "il fallait juste...". Mais on n'est que ce qu'on fait. Longtemps, on ignore ce qui compte, tu sais, et on se complait dans ce qui en fait l'office, parce que comprendre terrorise. De grandes théories ? Non, je parle de ce qu'on évite. Touché au vif, mes plaies m'y obligent. J'ai que ce petit pansement pour cette amputation. Moi ma vie, j'ai bouffé sa part de poésie. Je te demande pardon si dans mes yeux, y'a jamais eu ce que tu voulais lire. J'avais pas vécu et si peur de pas être si dur qu'on pouvait le dire. Préférant courir plutôt que m'ouvrir, j'ai fuis. A force, j'ai plus couru que pour courir, priant pour, un jour, juste aboutir. Je ne cours plus que pour mourir. Maintenant que c'est le silence, que le vide est grand dans la pièce, dans ma tête l'évidence en atteste : je crains plus la tempête. »


Bienvenue ou on arrive entre sang et cris, repart entre pleurs et nostalgie
On bosse et trime, prie le christ pour une vie plus juste et moins indigne
Alors si t'as l'occasion, soit humble et digne, surtout tâche d'sourire,
Profites de ces instants simples, rares, forts et magiques
Embrasse tes proches car tôt où tard, ils te quittent ou trahissent
Pour un meilleur nid, une meilleure idylle, parfois même pour un peu d'fric
Femme ou amis, tout ceux qui, un jour, te disent : « c'est pour la vie »
Les mots ne sont pas des actes et le temps met à mal pas mal de pactes
Voilà pourquoi ma relation à la confiance est délicate
Introverti car habitué à la déception et au manque de tact
C'est clair j'ai raté des étapes mais j'compte pas pour autant changer d'cap
Qu'ils gardent leurs boussoles, leurs voiles et leurs étoiles
Leurs routes toutes balisées, leurs sirènes et leurs iles paradisiaques
J'attends car il me reste une place sur ce qui me sert de barque
On partira loin de ce monde, loin de ce à quoi ils veulent nous habitué
On les regardera devenir fous à force de tourner sur eux-mêmes
J'suis prêt à braver plus d'une tempête pour entendre ses « je t'aime »
Dans le fond on mène tous la même quête de raison d'être
Aspire tous aux mêmes trêves, tous aux mêmes rêves
Subit tous les mêmes règles à des kilomètres du naturel
Des seins en silicone, du béton à perte de vue et du kérosène plein le ciel
Bon sang ils ont le culot d'appeler ça le monde réel
Merde, dans leur monde j'me sens comme George Orwell
Ils font la guerre, croient au nucléaire et nous persuadent que la vie est belle
Réfugiés dans leurs 3 pièces en face de leurs téléviseurs, les gens craignent l'extérieur
Pire, depuis qu'ils passent au 20h, les jeunes semblent fiers de faire peur
Et les médias se disputent tous le Hot d'or dans la catégorie des manipulateurs
On ne doit pas avoir la même heure, en tout cas pas la même vision du bonheur
Le changement viendra d'en bas puis le haut reprendra le dessus
Parfois j'ai du mal à me souvenir pourquoi j'perdure dans ce processus
Résiste et me fait à l'idée de figurer parmi les déçus
Du mal à percevoir la notion de choix dans cette réalité
Qui s'éloigne chaque jour un peu plus de la vérité
Ma plume sèche déchire le papier épargné par ces larmes qui ne parviennent plus à couler
Comme si rien ici n'avait le pouvoir de me soulager
Parait que de l'autre coté, la mère est plus calme mais il en reste des océans à traverser
Ce soir je range les rames, il faut savoir baisser les armes
Laisser passer l'orage, et pour la rage trouver un exutoire
Quand le crayon s'encrasse, que la fierté retient le masque:
Une balle et des filets dans une cage ou un disque et un casque
Dans les synapses, d'autres braves bavent et apaisent un crâne qui déprave
...

« Tu peux me croire, y a pas d'espoir, y a que d'la douleur à voir dans nos histoire
Tu peux me croire, y a pas d'victoire, y a qu'de la douleur à voir dans nos histoire »

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 17:36

Modifié le vendredi 20 juillet 2007 10:55

En attendant l'inspi...

En attendant l'inspi...
Edito de Last Mag #19 le magasine alternatif gratuit :




Noyés entre un sinistre vague bleue,
une rose fanée, une giclée de rouge qui coule,
une orange divisée, et du vert pom pom pom...
Nous avons été spectateurs d'un terne
mélange de couleurs, à la fois dégradé
et dégradant.

Pas de finesse dans le trait, pas de nuances
recherchées ni de tons véritablement clairs;
Comme toujours un amalgame sans fin,
inéxorable reproduction
aussi morne que lassante.

Mes respects à tous ceux qui entreprirent,
entreprennent et entreprendront une fresque
collective, riche et polychrome.
Car peu importe la couleur du paysage,
c'est à chacun de nous de teindre la vie
et de dessiner l'horizon.
Les couleurs ne passent pas, les secondes oui.





Parce qu'en plus d'être un danger pour la liberté d'expression,
chaque jour son pouvoir augmente

# Posté le jeudi 12 juillet 2007 15:00

Modifié le samedi 14 juillet 2007 04:43

« La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais » Gandhi

« La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais » Gandhi
« L'humanité entière est en péril,
Nos vies sont suspendues aux cours de la bourse, au cout d'un baril
Tandis qu'on appauvrit des peuples, on enrichit de l'uranium
Plutôt que de le servir, le progrès ne fait que nuire à l'homme
Pluie de bombe, ceinture d'explosif.
Comment oser croire qu'un monde meilleur reste possible ? »
- Sat (feat. Luciano : « Survivants ») -


Je ne viens pas jouer à Yamakasi sur le mur des lamentations
J'ai su trop tôt qu'la vie est un problème sans solution
Chacun pour sa gueule, moi quand ça gueule je m'isole
Refermé sur moi-même, la solitude pour seule camisole
Leurs centres d'intérêt comme le monde moderne me désolent
Non je n'aime pas vos boite et vos soirées de picole
Moi c'est avec le stylo et le sport qu'je me dévoie
Les bras d'une femme ? L'unité comment veux tu qu'on y croie ?
C'est peut être de ma faute mais à chaque fois la confiance me déçoit
J'veux du vrai mais la sincérité se fait rare
Comme les happy ends dans les vraies histoires
La violence est omniprésente et elle engendre la peur
Je ne veux pas de ce monde qui commercialise les ranc½urs
Qui dévalorise les peuples et acclame les tricheurs
La paix n'est pas une utopie mais une décision
Ils nous éduquent à pas y croire, font du monde une usine à cons
Gandhi me manque, deux paragraphes dans un livre d'histoire
Le bien ne mérite pas plus de place, ils doivent expliquer que le cauchemar
Que l'on traverse, c'est de la faute des méchants,
Aujourd'hui les barbus, hier les allemands
Comme si on n'avait pas tous le même sang
Non l'horreur qu'on côtoie est uniquement due à l'argent
Des enfants soldats aux licenciements en passant par le Soudan
Pourquoi ceux qui décident de faire la guerre ne foulent pas le champ de bataille
Pourquoi ils ne gouttent pas aux grenades, aux mitraillettes et au napalm ?
Parait que la mort des uns est moins douloureuse que celle des autres
Comment ils font pour qu'on croie changer les choses avec un bulletin de vote ?
Moi j'ai mal quand les tours s'effondrent, j'ai mal quand les bombes tombent
J'ai mal quand l'Afrique à faim et que personne ne s'alarme
Tout s'achète, tout se vend, l'eau et bientôt l'air c'est un drame
Coluche, King, Malcolm, Gandhi, Steve Biko, Suu Kyi, Balavoine ...
Le destin des gens bien se ressemblent, personne n'y pense, moi j'en tremble
Depuis des millénaires toujours les mêmes qui gagnent, les mêmes qui perdent
Les mêmes qui rament, les mêmes qui palpent, les mêmes qui crèvent
Le racisme est tellement présent chez les noirs comme chez les blancs
Et ça n'a plus d'honneur dès qu'il est question d'argent
De l'occident à l'orient, j'vois la même haine dans le regard des gens
La même envie de voir couler du sang
Moi ça me dégoute, mais j'lâche rien je le jure je garderai les gants
M'battrais pour mes convictions et un meilleur monde tant qu'il me restera du temps
En attendant que l'amour ait droit à sa note dans l'air du temps
Avec ce qu'il faudra de patience et toujours en restant non violent


« Asphyxiant les sentiments, l'argent pourrit les gens
Précisément en ce moment, tous s'achète tout se vend
Même les Gouvernements prêts à baisser leur froc
Pour une question d'argent avec une veste réversible suivant le temps
Apparemment l'armement passe largement avant
La condition de vie de chacun
Le monde est plein de bombes qui creuseront nos tombes
Maintenant tu sais à quoi sert le fric qui à lui seul pourrait stopper la famine en Afrique »
- NTM (« L'argent pourri les gens ») -

# Posté le samedi 07 juillet 2007 20:46

Modifié le mardi 10 juillet 2007 15:13

"On peint l'histoire comme on colorie vite une image. Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal"

"On peint l'histoire comme on colorie vite une image. Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal"
« La république, elle passe ces week-end en régate
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate,
elle exécute dans une grotte des opposants canaques
et mange à table avec des gars style Giancana
puis explose le rainbow warriors
et dessine les frontières du tiers monde à la terrasse du Mariott,
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde,
les entraînent aux combats et manipuler les bombes
le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles
et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.
ils discutent notre futur autour d'un pichet
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher.
C'est la France de derrière les stores
et j'en ai marre de me faire gruger
par des tronche de dispenser de sport.
Je me bat pas pour la porshe mais pour un meilleur monde
avec mes petits bras
Souvent à cette époque ou la terreur gronde ou la frayeur monte,
Je travaille sur moi chaque seconde pour être un meilleur homme. »
- Akhénaton (La fin de leur monde) -

# Posté le jeudi 28 juin 2007 19:37