« Ici bas, Lucifer règne. Putride, l'air pèse. Ma musique crève, je saigne.
Universel, mon rap culmine vers le ciel.
Ultime Cerbère, je pose de sublimes versets comme la survie me laisse maigre.
Pures rimes d'expert, j'ai ce que les plus stricts espèrent, ce que le public respecte,
je laisse l'industrie perplexe. On mutile l'air-play, je lâche multiples merveilles.
Tu sais, je rappe que ce que je suis et rêve d'être.
Le Bien, le Mal unis pêle-mêle, je crache ma vérité et laisse la Justice Céleste faire le reste.
Je me méfie des sourires aujourd'hui, conduite perverse, déteste le faire,
mais les morsures d'hier restent. Le jour se lève, j'aime. J'ai un tas de trucs à faire naître.
Nature extrême. Cherche Aventure et Terre Vierges.
Mais c'est fin de stock pour les rêves à ce point de l'époque.
Plein de gosses ont faim de coke ; moi, j'ai faim de l'autre coté du globe.
On me dit que c'est loin, mais de quoi ? De ces collègues qui me snobent ?
De cette colère qui me colle ? Sous mon bonnet, il flotte.
Je reste un roc, un homme dont les fissures deviennent brèches.
Comme Daniel, j'aime ça, c'est par là que la lumière perce.
En sursis, j'exerce une musique pareille aux neiges éternelles, unique et sublime telle quelle.
Pour qu'elle suscite la réussite que mes pairs souhaitent, pour être, simplement.
Chiens de Paille. Sincèrement. »
- Sako (On air, sincèrement, 2004) -
J't'assure ton image hante mes nuits, éveillé c'est pire
J'cogite, j'aimerai tant t'associer à une présence, à un sourire
À une quelconque existence physique
T'imaginer à en éveiller cette pierre qui m'sert de c½ur
Te voir penser les plaies qui me lacèrent le c½ur
Nous voir pousser les barrières qui isolent du bonheur
C'est fou comme les rêves dissipent les peurs
Revenir à la réalité, j'ai même pas de visage auquel me raccrocher
Pas la moindre trace, pas d'indice mais j'ai pas fini de te chercher
Difficile de parler d'amour, j'ai jamais vraiment pris le temps
J'ai toujours préférer partir que de partager mes manquements
Que de retirer cette armure qui m'sert de pansement
Tout le monde hurle mais personne ne s'entend,
Triste portrait je sais mais comment faire autrement ?
Regarde le nombre de noce d'or, de divorce et d'avortement
On vit dans les statistiques mais on ne regarde que celles qui nous arrangent
Voilà pourquoi c'est la couleur des hommes plus que leur misère qui dérange
Étrange la façon qu'on a de voir ce monde,
En 16/9 forçant l'sensationnel à l'heure ou tout s'effondre
À l'heure où la vérité même s'écroule sous le poids des bombes
Où la liberté et la laïcité se confondent, où l'amalgame envahit les ondes
Où contre une valise de fric on s'torche le cul avec les droits de l'homme
Y a pas de mot assez fort pour décrire l'état d'ce monde
Aucun non plus pour décrire ce fort intérieur qui implose
Quand est ce qu'on appuie sur pause ?
Un autre monde est possible, quand est ce qu'on l'ose ?
Quand est ce qu'on y arrive, quand est ce que tu arrives
Toi qui m'enivre, que je rêve de vivre ?
Qui saura me lire et me fera supporter ce monde avide
Grande ou p'tite, les poches pleines ou vide,
J'veux une histoire de c½ur pas de cul ou d'calculatrice
Y en a trop qui trichent moi j'veux qu'la passion persiste
Malgré la routine, le temps qui passe et les rides
Une parenthèse dans un monde en ruine
Un coup d'éclat dans une ère avide
Une étincelle dans un bidon d'essence
Ce monde à perdu la tête, on l'éclairera de notre bon sens
Donne-moi la force de croire que cette vie à un sens
« Seules les montagnes ne se rencontrent pas,
Ils se sont revus mais ils n'y croyaient pas,
Ca leur a fait l'effet d'une avalanche,
Une éruption de sentiments intenses...
Elle a chassé, il l'a pourchassée,
Elle l'a tant cherché il l'a recherchée,
Ils habitaient la même ville et le même quartier,
Même immeuble même étage, et même palier...
Ouvrir la porte aux sentiments c'est...
Peut-être l'ouvrir au bon moment...
C'est en tout cas le début de ce scénar,
Quand viendra le mot fin commencera leur histoire...
C'est un coup d'oeil dans le métro,
Un scénario pour la métro
Nos deux héros semblent rétros,
Mais dans le monde réel on en fait jamais trop... »
- Mc solaar (Coup d'oeil dans le métro, Chapitre 7, 2007) -
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"À l'aube de ton souvenir s'élèvent ces ruines..."
"Malgré que l'Arabie Saoudite compte 19 terroristes sur les 22 c'est l'irak qui récoltera la foudre de Dieu"_____________________________________________________________________________
Quelques films ou documentaires intéressants:
"Nous devons apprendre l'empathie."
Qu'ils arrêtent avec leurs séries et leurs Star ac, s'ils faisaient de la télé réalité ils montreraient ce genre de choses. Alors bien sur j'suis témoin et complice mais le moins que l'ont puisse faire c'est de propager ce genre de documentaires pour éveiller les consciences.
"Ils mettent des murs entre les pays, détruisent si tu désobéis
Soit tu marches, soit tu crève mais faut qu'tu payes quand même pour périr
Politiques et médias s'installent en trafiquants d'armes
Et la médecine légale, elle se régale dans le traffique d'organes
Industrie pharmaceutique privée, c'est du buiseness
Tout est buiseness pendant qu'nous on agonise dans nos tristesses
La puissance est dans nos mains et leur système est honteux
parait qu'le monde nous appartient alors récupérons-le"
- Kény Arkana (Le monde d'aujourd'hui, feat Kalash l'Afro, 2007) -