« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » Einstein

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » Einstein
« Mondialisation pour le profit. A qui profite ce crime ?
Une planète pourrie voilà le trophée de tous ceux qui la crame
Toujours pas de messie, pas de sauveur, encore moins de salut
À croire que tous les grands hommes sont devenus des salauds »

- Wase -



On prétend tous vouloir le paradis mais s'obstine à faire de cette Terre un enfer
C'est fou le mal qu'on s'fait entre hémisphères, entre amis même entre frères
Le monde ne tourne pas rond, non, on n'est pas foutu de lui donner un sens
La rage de dire s'est changée en impuissance, en mal de vivre, en silence
Notre apathie est la pire des complicités voilà ce que j'en pense
On sait tous ce qu'il se passe mais on agit loin de notre conscience
Le temps passe et rien ne semble pouvoir arrêter la progression de la souffrance
On tient trop à notre confort, à nos vacances et à nos pleins d'essence
Un Club Med ou un Mc Do en Afrique j'appelle ça de l'indécence
Quand est-ce qu'on mondialise le niveau de vie, la paix et l'espoir ?
Tellement englués dans notre libéralisme économique j'ai trop de mal à y croire
Je croirai en leur système quand les restos du c½ur cesseront de faire son boulot
Quand ceux qui gouvernent passeront plus de temps dans leurs bureaux qu'aux infos
Ce n'est pas demain la veille, ils pensent tous à tripler leurs salaires
À faire la guerre pour quelques richesses, à développer le nucléaire
Les déchets avec les remords pas grave on les enterre
Je changerai sans doute jamais les choses mais comment se taire ?
Non on lâchera rien, ne m'parle pas d'vote la solution est en nous
Il suffirait d'un peu plus de savoir, de bon sens et d'amour
Bosse moins, gagne moins, consomme moins mais passe plus de temps avec les tiens
Une relation sincère vaut tous les gagne-pains
Ton écran plat ne t'aidera en rien quand tu seras dans le besoin
L'avenir ne me dit rien et j'ai tellement peur pour les miens
Dans ce monde ou on prend moins soin des humains que des chiens
J'sais pas ce qu'ils nous préparent mais soit certains qu'ils s'égarent
Rien ne semble pouvoir stopper la progression de leurs chars
Partis en guerre pour défendre la liberté, au nom de Dieu, d'Allah, ou par vengeance ?
Tout est question de choix ici bas tous n'optent pas pour la violence
Regarde l'histoire et ses incohérences, la démocratie et ses carences
On devrait voter les décisions et pas pour ceux qui décideront
Non la nuance n'est pas subtile, ils savent très bien ce qu'ils font
Des camps de concentration aux charters et ses expulsions
Ça n'a pas toujours été ainsi, en temps de mines ils kiffaient l'immigration
Il est grand temps de se remettre en question,
L'humanité est un problème qui contient la solution
J'ai beau chercher je sèche face à tant de contradiction
Fini les cabanes dans les arbres, les câlins dans les champs de blé
On à droit au macadam, au béton et à aux publicités
Ils nous abrutissent et nous manipulent. Si j'suis parano t'es crédule
On est tous les deux esclaves de leur société
Les amendes ont remplacé les coups de fouets
Une caméra dans chaque rue, fait pas le con t'es surveillé
On prône de belles valeurs, on chantonne des hymnes en c½ur
On s'tire tous dessus pour être le meilleur, notre individualisme m'éc½ure
Notre apathie et leur cirque je les connais par c½ur
Nous sommes devenus aveugle et sourd
Responsable d'un fardeau si lourd
Le déséquilibre est voulu, il est nécessaire
Il profite au plus riche des hémisphères
La guerre est déclenchée par les vainqueurs
Le roi du monopole contre le méchant dictateur
Vu de mon salon ça à l'air évident
Mais vu du leurs, c'est beaucoup moins marrant
Quand les civiles perdent leurs proches dans un bain de sang
Ces civiles on les oubliera, le journal n'a pas le temps pour ça
Il doit nous annoncer la mort tragique de nos braves et valeureux soldats
À 20h on y croit, en mangeant un bon p'tit plat
Une de leur boite de conserve pleine d'OGM
On a tous perdu la tête
Et j't'ai pas encore parlé des sociétés secrètes
J't'ai pas parlé de ce que j'ignore
Mais te promet de m'instruire encore et encore
Ouvres un bouquin, discutes-en avec tes voisins
Trouvons une raison de croire en demain
Apprends à réfléchir par toi-même
Et rend toi compte de ce qu'on est en train de faire
Du sommet de notre pyramide de l'évolution
Chaque jour on confirme que nous sommes les pires des animaux
Il doit y avoir une autre issue
Le bon sens devrait finir par prendre le dessus
Et même si chaque jour me déçoit
Je t'assure que moi j'y crois



« Ce sont des larmes qui coulent dans nos artères.
Psychose séculaire, j'ai peur quand j'entends charter.
Parfois je rêve de mettre un gun dans un paquet d'chips.
De braquer la Banque Mondiale pour tout donner aux townships ! »

[Mc Solaar – Colonies – Cinquième As]

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 18:44

« Ils feignent de s'affliger des conséquences tout en s'accommodant des causes » Bossuet

 « Ils feignent de s’affliger des conséquences tout en s’accommodant des causes »    Bossuet
.

"Larmes d'inanité, instants innommables nommés réalité. Mille et un fantômes, mes errances mentales"
- Sako (Mille et un fantomes) -

# Posté le lundi 22 octobre 2007 18:19

Modifié le vendredi 30 novembre 2007 05:01

« Amadoués par le désespoir on a perdu nos ailes, nos rêves en tant que figurants de l'histoire » Kény Arkana (Née dans un monde)

« Certains se tiennent la main, les miennes sont dans mes poches
Parce que j'attend quelqu'un ayant dix ans de retard, voir plus, je n'en sais rien » Le klub des loosers (Un peu seul)



Un jour viendra ou la vérité reprendra les rènes de nos existences
Ou on assumera toutes nos faiblesses, toutes nos carences
Un jour ou le fond prendra le dessus sur la forme
Ou on cessera de parler en catégorie, en case en norme
Ou on reconnaitra la vertu de la diversité et la beauté de toutes ses formes
On se rendra compte qu'il faut nourrir les humains plus que les voitures
Et qu'ça ne sert à rien d'être riche dans un monde sans futur noyer sous les ordures
Beaucoup de « on » comme pour me déculpabiliser
Moi qui me suis si souvent trompé
Moi à qui ça écorche la gueule de dire je t'aime, de serrer quelqu'un de cher dans mes bras
Moi qui ait préféré dire barre toi au moment ou t'avais le plus besoin de moi
Y a des choses qu'on semble choisir pour nous faire souffrir
Un jour viendra ou je lui dirai toutes ces choses
Mais la peur de mal faire me pousse à tout garder en moi jusqu'à l'overdose
Y en a qui se confient à leurs amis, moi j'ai choisi ces quelques textes en prose
Moi les amis j'les garde pour faire la fête
Parce que à trop se dévoiler ça fait mal quand ils partent en traitres
Un jour viendra ou j'dirai aux miens combien ils comptent
J'espère pouvoir leur dire avant que l'un de nous tombe
De toute façon j'suis sur qu'ils le savent
C'est écrit derrière chaque mot, au détour de chaque phrase
Ma plus grande chance dans ma vie c'est d'être né de ma mère
De l'avoir vu trimer et sortir gagnante de toutes ces galères
J'ai pas le temps de citer tous ceux qui ont contribué à me forger ce caractère
J'suis reconnaissant de ceux qui m'ont aimé sincèrement même de façon éphémère
J'sais pas ce qui nous pousse à mener cette vie sur cette terre
À suivre leur route truffée d'ignorance, de mépris et de non sens
A ignorer nos envies, bâillonner jusqu'au dernier de nos sens
Il est temps de redorer le blason de cette espèce
Homo sapiens sapiens mais on est tellement loin de la sagesse
Aucune autre race, si peu évoluée qu'elle soit ne déséquilibre autant la biosphère
Nous on est fort on connaît les sciences, on explore l'univers
Mais on reste incapable d'assurer une vie descente à chacun d'nos frères
Un jour viendra ou on se réveillera de cette anesthésie générale
On constatera l'ampleur des dégâts et on arrêtera de croire que la simplicité c'est mal
L'humanité est un problème et pour la solution on à pas encore trouver d'équation
Mais je sais que si chacun d'entre nous se remet en question
Si chacun d'entre nous parvient à mener ce combat contre lui-même
Si on trouve le courage de régler nos petites erreurs à notre petite échelle
Et surtout, surtout d'être honnête envers nous même
Alors on sera capable de se regarder dans une glace
Parce qu'il n'y a surement pas qu'à l'Est qu'on se voile la face



« Mes vers tentent de penser mes plaies j'crache mes pensées et si ça déplait : merde !
Je ne parle pas pour ravir, ma vie un naufrage, le rap ma bouée et trop font les fiers du haut de leurs navires. » Kény Arkana (On essaye d'y aller)

# Posté le lundi 08 octobre 2007 16:43

Modifié le mercredi 24 octobre 2007 04:44

Célestin Monga (Lettre à Fatou sur les ingrédients du bonheur)

Célestin Monga (Lettre à Fatou sur les ingrédients du bonheur)
Chère petite s½ur, tu me demandes pourquoi l'Afrique se porte mal. A Washington, les fonctionnaires internationaux chargés du développement s'occupent de bien d'autres choses que du sort de nos pays. Nous avons d'ailleurs tort de compter sur eux : aucun pays diplômé du FMI ou de la banque mondiale n'est sorti de la misère. A Paris, Londres, ou Genève, la réflexion sur l'Afrique est empreinte de scepticisme, de cynisme, de mépris, nos rêves y sont pris en otage par des bureaucraties intellectuelles qui jouent à des slogans creux et des mot d'ordres hypocrites (« ajustement », « gouvernance », « démocratisation », « conditionnalité »).
Là bas, au pays, vous cultivez également le désarroi. En panne d'imagination, les chefs d'Etat essaient de résorber leurs déficits psychologiques en se transformant en mendiants de l'aide internationale. Puis ils utilisent la violence comme unique vecteur de gestion politique. Les leaders de l'opposition, quand à eux, miment leurs adversaires, ils parlent et agissent comme les hommes au pouvoir apparaissant finalement comme de simples bricoleurs de la politique.
Beaucoup de diplomés n'ont pas de substance – ceci de les empêche pas d'entretenir un élitisme de pacotille. Les intellectuels ne communiquent pas entre eux, le mépris, la jalousie et la calomnie sont les seules choses qu'ils acceptent de partager. Après avoir trop longtemps espéré, les peuples des bidonvilles, les étudiants, les femmes des villages s'accomodent du fatalisme, et adhèrent massivement à toutes sortes de sectes.
Que faire ? Personne ne viendra résoudre nos problèmes à notre place. On aura beau augmenter l'aide à l'Afrique, rien ne changera tant que nous ne croyons pas en nous-mêmes. Recréons nous une infrasructure émotionnelle. Ceci implique une réinvention culturelle qui s'inspire du passé sans en être l'otage. Nos hommes politiques, nos économistes et nos soit-disant technocrates ne peuvent pas vraiment nous y aider. Mais les artistes oui. Les chansons de Zap Mama ou de Lokua Kanza, la musique de Koko Ateba ou de Baba Maal, les toiles d'Iba Ndiaye, c'est dans cette direction qu'il faut explorer. Car tous les ingrédients du bonheur y sont : l'engagement, la persévérance, la quête d'une dignité citoyenne, et l'ambition éthique. Tu me demandais dans une de tes lettres ce qui me manque le plus depuis que je vis en Amérique : ne pas pouvoir apaiser le regard des enfants du Rwanda, du Libérie, de Somalie et d'ailleurs m'insupporte. Ton frère qui ne t'oublie pas/
Boston, mai 1995.

# Posté le lundi 08 octobre 2007 11:56

Modifié le lundi 08 octobre 2007 13:29

« L'espoir rend triste, seul le réalisme compte » Le rat luciano

« L’espoir rend triste, seul le réalisme compte » Le rat luciano
"La dernière fois que j'ai dis "je t'aime" ? Je me rappelle plus. Les années usent. Et malgré moi, je cherche pas d'excuse. c'est a croire que j'ai jamais pu. Si j'avais su combien c'est défendu, les gens, les uns contre les autres. De vraies résidences de luxe. Et comment descendre ce mur, cette épaisse armure qu'on se construit comme une pesante cellule ? C'est tellement dur d'en être à se dire : "il fallait juste...". Mais on n'est que ce qu'on fait. Longtemps, on ignore ce qui compte, tu sais, et on se complait dans ce qui en fait l'office, parce que comprendre terrorise. De grandes théories ? Non, je parle de ce qu'on évite. Touché au vif, mes plaies m'y obligent. J'ai que ce petit pansement pour cette amputation. Moi ma vie, j'ai bouffé sa part de poésie. Je te demande pardon si dans mes yeux, y'a jamais eu ce que tu voulais lire. J'avais pas vécu et si peur de pas être si dur qu'on pouvait le dire. Préférant courir plutôt que m'ouvrir, j'ai fuis. A force, j'ai plus couru que pour courir, priant pour, un jour, juste aboutir. Je ne cours plus que pour mourir. Maintenant que c'est le silence, que le vide est grand dans la pièce, dans ma tête l'évidence en atteste : je ne crains plus la tempête.

Si seulement j'avais le verbe juste et le geste. Au lieu de ça, maladresses et non-dits s'accumulent. Entre mon c½ur et le reste, le mur du silence culmine. Ce texte, c'est pas grand chose. C'est juste une part de torts qu'on cache entre autres. C'est parce qu'on est tous une fois en cause, que les mots soulagent du remords."
- Chiens de paille, D'un monde muet, Mille et un fantomes -


Y a qu'sur ces pages qu'je me dévoile, que je confesse cette envie de mettre les voiles
Qu'je crache cette rage de vaincre, cette certitude d'un jour atteindre les étoiles
Y a qu'ici qu'je confie mes peur, mes mauvais choix, mes erreurs
Qu'ici qu'je craque, qu'je lâche ces mots en guise de pleurs
Cet endroit ce n'est pas moi, c'en est juste une partie,
Un exutoire pour mes sentiments rassis
À force d'être enfermés, maintes fois refoulés. Une aubaine pour un crâne saturé
Un appui pour ce qui est trop lourd à porter
Un lieu sûr pour des secrets trop difficiles à confier
C'est une thérapie par les mots, un pansement pour les plaies
Quand je tombe de haut, ces kilomètres de lettres, c'est tout ce que j'ai
J'ai arrêté l'espoir car la déception ne s'trouve jamais très loin
Désormais j'me contente de prendre chaque jour comme il vient
J'ai commis de lourdes erreurs mais j'te jure que je ne regrette rien
Parce que les gens qui s'aiment peuvent aller et revenir de loin
Le temps n'y fera rien et le destin c'est dans les bouquins
Dans la vie y a que la volonté pour se sortir du pétrin
Il tient qu'à nous de tout reconstruire, mais ça demande des efforts
Comprendre ses erreurs la seule issue dans le labyrinthe des remords
Chaque épreuve surmontée nous rend un peu plus fort
Merci à ceux qui ont réussi à me faire comprendre
Que le bonheur est une décision et qu'il suffit de la prendre
Adolescence passée sous silence, orphelin de la confiance
Comment gagner une bataille si on s'obstine à défendre ?
J'ai beau avoir mes raisons mais putain qu'est ce que j'ai tord
Quand la peur s'évapore, on ne craint plus la mort
Je ne crains plus la vie, je ne crains plus l'amour
La vie est courte et c'est ce que j'me dis quand j'suis à court
Pas là pour se morfondre mais pour faire quelque chose de beau
De chouette à regarder dans le rétro avant de quitter le bateau
Les seuls qui comptent c'est ceux qui sont là quand tu tombes
Ceux qui pensent à toi et te remontent quand tu sombres
Ceux qui restent quand leurs intérêts sont ailleurs
Ceux qui te gardent toujours une petite part de bonheur
Ceux qui te promettent des jours meilleurs
C'est ceux qui savent que tu feras pareil pour leurs pleurs
Oui je prône les relations humaines à l'heure ou elles semblent disparaître
Oui j'accuse ce siècle ou l'avoir remplace l'être
Où on transforme le sang en pétrole et devant les médias prétend jouer le bon rôle
Il est temps de réduire l'écart entre ce qu'on fait et qu'on prône
Le monde part en couille et c'est pas qu'une question d'ozone
J'peux pas croire qu'on soit là pour regarder leurs génocides
Qu'en l'an 2000 on kiffe toujours les conflits fratricides
Partager entre l'envie de sauver ce monde et de me sauver de ce monde
Je partage ma vision des choses et propose des pistes pour une vie moins morose


Dès lors, je mène ma plus immense bataille contre moi-même parce qu'on élève les plus puissants remparts au fond de soi-même. Conscient que le jour arrive, je respire pour la première fois l'air. Reste un homme qui a tout à vivre et qui s'apprête à le faire.
- Chiens de paille, Prison, Sincèrement -

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 15:42

Modifié le jeudi 04 octobre 2007 04:45