« Ton c½ur est libre, trouve le courage de le suivre » - Extrait de Bravehart -

« Ton c½ur est libre, trouve le courage de le suivre »  - Extrait de Bravehart -
« Il avait une idée curieuse qui venait de la virologie. Il était persuadé qu'on pouvait guérir le racisme et la haine avec des injections de musique et d'amour simplement dans la vie des gens.
Un jour il s'apprêtait à chanter dans un rassemblement pour la paix, deux types se sont pointés chez lui et lui ont tiré dessus. 48h après il est remonté sur scène et il a chanté.
Quelqu'un lui a demandé pourquoi vous faites ça et il a répondu :
« La plupart de ceux qui cherchent à envenimer les choses dans le monde ne prennent jamais de congés. Que puis-je faire d'autre ? Eclairer les ténèbres voilà le secret. »

- Extrait du film « Je suis une légende » Will Smith en parlant de Bob Marley -


Ce bas monde est fait d'incohérences, de contradictions
Je sais que ... « Écrire c'est pisser dans un violon »
Crois moi j'aurai aimé opter pour une autre solution
J'aurai voulu défendre une cause, un étendard, un drapeau
Seulement ce monde a besoin d'actes, il crève d'une overdose d'idéaux
Plus je l'arpente, plus j'me rends compte qu'on s'y complait
Qu'on manque tous cruellement de cran et qu'on est ainsi fait
Chacun pour soi, avec les autres si on y trouve un intérêt
À toutes échelles c'est l'égoïsme qui a tué l'humanité
Pourquoi s'appeler, pourquoi un bonjour, pourquoi un sourire ?
Pourquoi faire semblant, à quoi bon se mentir ?
C'est tellement plus simple de regarder ailleurs, là ou c'est beau, ou ça brille
Là ou on parle de croissance, de profits, d'économie
Comme si ce n'était pas la cause des guerres, des famines, des génocides
Occidentalisme radical, vente d'armes, de Rafales, de missiles
Et on prône le désarmement nucléaire à l'extérieur de notre patrie
Plein droit aux industries, à la croissance, à l'économie
Leur politique me rappelle plus Hitler que Gandhi
On produit de quoi nourrir 12 milliards d'humains
Et chaque jour il y en a 24 mille qui meurent de faim
Que dire de plus ? Qui osera nier avoir du sang sur les mains ?
Certains parlent d'espèce, je n'y vois que des assassins
Pour des millions, des idées, des ressources ou un baladeur mp3
Du plus puissant chef d'état au plus petit malfrat
Chacun pour soi, Dieu n'y est pour rien et ne sera là pour personne
Car tout le monde s'en fou de ceux qui crèvent quand l'hiver sonne
Rouge et blanc du traineau aux camions sponsorisés par la boisson
Hiver 2007 : j'ai vu plus de coke que de flocons
Réchauffement climatique, certains osent encore le nier
On continue comme si de rien était
Tant qu'il en reste, on va l'exploiter
Or noir ou peuple ? Peut être les deux à toi de décider
Pour limiter les dégâts il faudrait changer de système économique
À défaut d'antibiotique on nous gave de placébos, d'antalgiques
Écoute les parler d'éoliennes, de panneaux solaires et de centrales atomiques
Ça en devient presque comique tellement c'est tragique
De Marcinelle à Tchernobyl, mais l'humain est d'un naturel optimiste
Apprend à penser par toi-même et sort du contrôle médiatique
Il n'est pas révolu le temps de la propagande étatique
Qu'il s'agisse d'état laïque, protestant, musulman, juif ou catholique
Dès l'ouverture du chapitre économique, disparaissent leurs beaux principes
Certains se permettent tout, tuent et partent en guerre au nom de Dieu
On en est pas loin, dis-moi quel Dieu aurait voté la loi Hortefeux ?
Trop lâche pour s'attaque à la pauvreté on s'rabat sur les pauvres
S'attaque aux drogués plus qu'à la drogue et aux chômeurs plus qu'au chômage
Parce qu'on a besoin de main d'oeuvre et de quoi simuler le nettoyage
Les yeux finiront par s'ouvrir et prendre conscience du carnage
Il sera trop tard pour se faire pardonner
Car on sera tous conscient de ce que l'on a fait
On est tous conscient de ce qu'on est train de faire
Tous d'accord avec ce système qui produit et profite de la misère
J'attends ce drame qui tuera la moitié de l'humanité
Pour que l'autre comprenne qu'il est toujours trop tard quand elle décide de changer.


« Ce sont les hommes qui me surprennent le plus....
Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé.
Et, à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent, de telle sorte qu'ils finissent par non vivre, ni le présent, ni le futur ; ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. »

- Dalai Lama -

_______________________________________________________________________________________

Je n'invente rien, en 48 il avait déjà tout compris
Son message lui aura couté 6 ans de prison et sa vie
Il doit devenir fou à voir l'évolution du monde et de l'Asie
Le temps ne résout rien, l'important c'est d'agir
De la marche du sel à l'India Quit
Quel homme politique peut prétendre lui arriver à la cheville ?
Ras le bol de voter pour le moins pire
Il est temps d'opter pour la non-violence et la désobéissance civile.
Non ce ne sont pas que des mots et encore moins une utopie
Quelques citations en guise d'hommage à GANDHI

« Qu'importe que nous empruntions des voies différentes, pourvu que nous arrivions au même but. »
« Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer. »
« Les religions sont comme des routes différentes convergeant vers un même point. »
« Dès que nous perdons la base morale, nous cessons d'être religieux. Il n'y a pas de chose telle qu'une religion effaçant la moralité. L'homme donc, ne peut être menteur, cruel ou dépravé et clamer qu'il a Dieu de son côté. »
« ¼il pour ½il rend le monde entier aveugle. »
« La non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l'animal. »
« L'homme est soumis à l'obligation de se laisser guider dans toutes ses actions par des considérations morales. »
« Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort. »
« Celui qui veut sacrifier sa vie pour autrui, n'a guère le temps de s'assurer une place au soleil. »
« Il y a deux genres de personnes, ceux qui font le travail et ceux qui en prennent le crédit. Tentez d'être du premier groupe ; il y a moins de compétition. »
« Nul être humain n'est trop mauvais pour être sauvé. Nul être humain n'est assez parfait pour avoir le droit de tuer celui qu'il considère à tort comme entièrement mauvais. »
« Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants et pourtant il leur manque la vie de l'être en chair et en os. »
« La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu'au plus fort. »
« S'abstenir de punir n'est pardon que quand il existe le pouvoir de punir. »
« Quelle différence cela fait-il aux morts, aux orphelins et aux sans-abri, que la destruction aveugle ait été amenée au nom du totalitarisme ou au nom sacré de la liberté et de la démocratie ? »
« Que nous devions obéir à toutes les lois, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente. »
« La véritable indépendance ne viendra pas de la prise du pouvoir par quelques-uns, mais du pouvoir que tous auront de s'opposer aux abus de l'autorité. En d'autres termes, on devra arriver à l'indépendance en inculquant aux masses la conviction qu'elles ont la possibilité de contrôler l'exercice de l'autorité et de la tenir en respect. »
« Nul homme qui aime son pays ne peut l'aider à progresser s'il ose négliger le moindre de ses compatriotes. »

« A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent. »
« Dès que quelqu'un comprend qu'il est contraire à sa dignité d'homme d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l'asservir. »
« La force réside dans l'absence de crainte, et non dans la quantité de chair et de muscle que nous avons dans notre corps. »
« L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. »
« Le bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. »
« La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents. »
« La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais. »
« Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent. »
« La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée. »

« Vivre simplement pour que simplement d'autres puissent vivre. «
« Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu'il a. »
« Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. »
« Donner un verre d'eau en échange d'un verre d'eau n'est rien ; la vraie grandeur consiste à rendre le bien pour le mal. »
« C'est dans l'effort que l'on trouve la satisfaction et non dans la réussite. Un plein effort est une pleine victoire. »
« Le fatalisme a des limites. Nous devons nous en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les remèdes. »
« Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. »
« Je ne veux pas que ma maison soit murée de toutes parts, ni mes fenêtres bouchées, mais qu'y circule librement la brise que m'apportent les cultures de tous les pays. »
« La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre. »
« Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. »

# Posté le mardi 22 janvier 2008 11:22

Modifié le lundi 28 janvier 2008 17:23

"La raison du plus fort" Patrick Jean (Film/Documentaire)

"Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin."
Henry Ford Sr




"C'est toute l'Europe qui est en train de passer du traitement social de la pauvreté au traitement carcéral. En faisant ce film, je voulais montrer ceci : la dualisation de notre société entre les populations les plus riches et les plus pauvres est de plus en plus violente. Pour maintenir une société de marché où ceux qui n'ont rien à perdre se tiendront tranquilles face à la richesse des autres, aux biens de consommation à outrance, à la publicité omniprésente, il faut une sorte d'état policier basé sur la surveillance, le contrôle et la peur de la prison. L'attitude du gouvernement français contre les sans-abris, prostituées et toxicomanes est exemplaire : il faut qu'ils soient invisibles aux yeux de la petite bourgeoisie. Je pense que sur le plan mondial c'est tout à fait comparable puisqu'on est passé d'un écart (entre les pays riches et pauvres) de 1 à 44 il y a trente ans à un écart de 1 à 80 aujourd'hui. Et il n'y a aucune raison de penser que cela va s' arrêter là."

"Il ne s'agit pas de dire que les riches sont méchants et les pauvres gentils et que ce qu'ils font est bien. Il ne s'agit d' ailleurs pas de bien ou de mal. Pour réfléchir, il faut d'abord mettre entre parenthèses le plan moral et observer la situation rationnellement. Si l'on met de côté les délinquants sexuels, pour le reste, les prisons sont remplies de ce que l'on appelait jadis le sous-prolétariat. Des sans-emplois, sans formation, souvent fils de chômeurs ou de travailleurs très précaires plus tous ceux dont le seul délit est d' être un étranger sans papier qui a fui la misère ou la guerre. Il faut dire que dans la plupart des cas, les délits sont mineurs, ils n'ont tué ni blessé personne. On peut être en prison pour des vols simples. Tous ceux que j'ai rencontrés ont commis des délits qui découlent directement de leur situation sociale."

"Un scientifique vous dit qu'il n'a pas les moyens de mesurer l'évolution de la délinquance à court terme, qu'il n'existe pas de méthode scientifique pour ce faire et en même temps vous entendez les politiques parler de la délinquance qui augmente ou recule de x% en un mois. C'est un mensonge complet. C'est de la manipulation mais personne, je dis bien absolument personne ne le dit dans les média. (...) Dès la mise en place d'un nouveau gouvernement, le taux de délinquance diminue illico. Ou c'est de la magie, ou c'est de la manipulation".

"L'autre délinquance invisible ou bien souvent l'objet de magnanimité, c'est la délinquance financière, le blanchiment, la corruption etc. Une poubelle qui brûle ou un sac arraché sera toujours plus visible que de l'argent blanchi au Luxembourg. Il est quand même étonnant de remarquer que deux pays comme la France et l'Italie ont à leur tête un délinquant notoire (sans parler des affaires de M. Bush). Cela ne semble gêner personne. Il y a des délinquances socialement mieux acceptées même si elles font plus de dégâts. Une société, Michelin par exemple, peut supprimer des milliers d'emplois pour faire grimper l'action en bourse. C'est moralement indéfendable mais ça, ce n'est pas de la délinquance. Et pourtant cela crée énormément d'insécurité, non ? Parlez-en aux libéraux (socialistes compris) en Belgique et en France, vous verrez ce qu'ils vous répondront : le marché. Toujours le marché. Mais quand il s'agit de réfléchir à le remettre en question, vous ne trouvez plus grand monde."


« Il est juste d'être intolérant vis-à-vis des sdf dans la rue »,
Tony Blair

# Posté le jeudi 03 janvier 2008 08:41

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 08:59

"Que le meilleur d'aujourd'hui soit le pire de demain" Sako

"Que le meilleur d'aujourd'hui soit le pire de demain" Sako
Bonne année

# Posté le mardi 18 décembre 2007 17:53

Modifié le lundi 15 décembre 2008 12:57

Tracy Chapman - At this point of my life

Done so many things wrong I dont know if I can do right
J'ai fais tant de mauvaises choses que je ne sais plus si je peux faire quelque chose de bien
Oh i, oh ive
Oh j'ai, oh j'ai
Done so many things wrong I dont know if I can do right
Fais tant de mauvaises choses, je ne sais pas si je peux faire quelque chose de bien

At this point in my life
A ce moment dans ma vie
Ive done so many things wrong I dont know if I can do right
J'ai fais tant de mauvaises choses, je ne sais pas si je peux faire quelque chose de bien
If you put your trust in me I hope I wont let you down
Si tu me fais confiance, j'espère que je ne te laisserai pas tomber
If you give me a chance Ill try
Si tu me donne une chance, j'essayerai
You see its been a hard road the road Im traveling on
Tu sais c'est une route difficile, la route que j'arpente
And if I take your hand I might lead you down the path to ruin
Et si je prends ta main, je risque de t'entrainer sur la mauvaise pente
Ive had a hard life Im just saying it so youll understand
Ma vie a été difficile, je te le dis alors tu comprendras
That right now, right now, Im doing the best I can
Que désormais, désormais, je fais de mon mieux

At this point in my life
A ce moment dans ma vie
At this point in my life
A ce moment dans ma vie
Although Ive mostly walked in the shadows
Même si j'ai surtout marché dans l'ombre
Im still searching for the light
Je cherche encore la lumière
Wont you put your faith in me
Pourquoi ne pas me faire confiance
We both know thats what matters
Nous savons tous les deux ce qui importe
If you give me a chance Ill try
Si tu me donne une chance j'essayerai
You see Ive been climbing stairs but mostly stumbling down
Tu sais, j'ai gravi des marches mais j'ai surtout trébuché
You see Ive been reaching high but always losing ground
J'ai voulu m'élever mais j'ai toujours perdu pied
You see Ive conquered hills but I still have mountains to climb
Tu sais j'ai conquis des collines mais il me reste des montagnes à franchir
And right now right now Im doing the best I can
Et désormais, désormais, je fais du mieux que je peux
At this point in my life
A ce moment de ma vie

Before we take a step
Avant de faire un pas
Before we walk down that path
Avant de s'engager dans ce chemin
Before I make any promises
Avant de te faire la moindre promesse
Before you have regrets
Avant que tu aies des regrets
Before we talk commitment
Avant de parler d'engagement
Let me tell you of my past
Laisse moi te parler de mon passé
All Ive seen and all Ive done
Tout ce que j'ai vu et tout ce que j'ai fait
The things Id like to forget
Les choses que j'aimerais oublier

At this point in my life
A ce moment de ma vie
At this point in my life
A ce moment de ma vie
Id like to live as if only love mattered
J'aimerai vivre comme si seulement l'amour comptait
As if redemption was in sight
Comme si la rédemption était proche
As if the search to live honestly
Comme si chercher à vivre honnêtement
Is all that anyone needs
Est tout ce qu'il faudrait à chacun
No matter if you find it
Et peut importe si on y parvient

You see when Ive touched the sky
Tu sais quand j'ai touché le ciel
The earths gravity has pulled me down
La gravité de la Terre ma ramenée au sol
But now Ive reconciled that in this world
Mais maintenant j'ai compris que dans ce monde
Birds and angels get the wings to fly
Seuls les oiseaux et les anges ont des ailes pour voler
If you can believe in this heart of mine
Si tu peux croire en ce coeur qui est le miens
If you can give it a try
Si tu peux lui donner une chance
Then Ill reach inside and find and give you
Alors je plongerai à l'intérieur pour trouver et te donner
All the sweetness that I have
Toute la douceur que je possède
At this point in my life
A ce moment de ma vie

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 16:30

Modifié le samedi 15 décembre 2007 04:21

« Dans mon crane c'est Kaboul mais j'quitte pas l'ring. C'est la différence entre une ballerine et un soldat » - Lino (100 round) -

« Dans mon crane c’est Kaboul mais j’quitte pas l’ring. C’est la différence entre une ballerine et un soldat »    - Lino (100 round) -
"Why am I trying to give, when no one gives me a try?
Why am I dying to live, if I'm just living to die?"

2Pac



La vie abime, use et transforme les plus belles tours en ruine. Elle s'obstine et met à mal les plus nobles des envies. La mienne consiste en cette succession de lignes. Un exutoire à ce sentiment d'impuissance qui m'opprime. Quand la douleur atteint son paroxysme, les mots comme les êtres, se tirent et laissent le vide à vivre. Le vide à lire, ces blogs, pire que les journaux dans le fond. Ecoute nous parler de forme sans cesse mais pour le fond regarde comme on sèche. Eloquent quand il s'agit de dénoncer les incohérences de ce monde. Face à mes sentiments je reste aphone. En façade des sourires en surnombre mais dans les entrailles c'est un royaume qui s'effondre. Toujours celui qui part à contre c½ur sans arguments vraiment clairs. Toujours celui qui reste étonnamment distant quand tout mon être crève d'envie d'être celui qu'on serre. Celui qui se relève pour lequel avenir ne rime pas avec méfiance et futures séquelles. Celui qui attend et espère que le temps rendra moins fier. Pour l'instant blasé et amer. On s'réfugie dans l'ivresse, s'enfonce dans nos faiblesses. Puis dresse une armure en pyrex, du ventricule au cortex. Impénétrable forteresse. On prend sa revanche sur l'amour en compagnie de la famille cette incommensurable richesse. Une bouffée d'air dans un courant de détresse. Et quand on croit avoir vaincu la tristesse, colmater les brèches à force d'isolement et de mur de pierre. Un regard, un sourire, maladresse, once de faiblesse. Un instant si bref et les barrières s'affaissent. Après des mois de rééducation, un sourire et tu remontes la falaise. La rechute n'est qu'une question de temps, prépare les prothèses.



C'est un de ces jours où des stylos ne coulent guère que l'amertume. Le goût vert de l'habitude rend les bouches maussades. Regards troubles faits d'eau sale. Quête de plénitude. Terres d'aube froide pleines d'autrefois, de vaines certitudes. Scènes de servitude. Dehors, la paix apparente, rien d'autre qu'un calme alarmant. Humains sur la touche, on vit une main sur la bouche. Vies pieuses en veilleuse. On aime, on hait, on est du moins tout en douce. Bon an, mal an, tant vont sans nom ni prénom. L'autre monde aime voir la mort de près. Ils tiennent la corde raide, rêvent de nous voir mordre le trait. Je n'irai pas en prison. Chaque jour a son pénitencier. La télé saigne les intellects On surfe sur Internet, sème ceux seuls face au terme " être ". Des pèlerins guidés des astres dont les visées, les traces, méprisées s'effacent, se cherchent. C½urs d'airain aiguisés des affres. Epuisés des frasques. La risée des fastes. Nos destins se font d'étoffes élimées, de nos loques d'exilés. Des paraboles fleurissent aux balcons, pointent comme l'esprit vers l'horizon perdu. L'oraison, l'air pur de nos raisons percluses. L'espoir de guérison de la plaie des heures. C'est une vision d'épure. C'est un de ces jours en plein désert, là où on se croit moins nombreux qu'on est, là où on se doute de ce que le lendemain réserve. Que les cieux nous préservent là où on se relève pas de mal tomber.
Seul quand le lointain s'élève, on a vite fait les mauvais choix. En vrai, je crois qu'on est tous voués aux mêmes. Peut être qu'on ne sait être que soi. Manquant de talent. Tel est le noumène. Le ventre plein de kebabs froids comme nos quelques ébats fades. Dans le crâne, que dalle à part de ternes dimensions. Les terres de l'errance sont. Traites et pensions, traîtres et mensonges, thèmes et scansions naissent des traits de ces temps sombres. Chacun les transforme en rage pour continuer d'être chacun même si des fois c'est trop. Entre promesses de paix et plaies de sourires. La ligne rouge, c'est douze, treize ans. On pense à l'avenir que lorsqu'on bousille trop le présent. Le c½ur ignore pourquoi il bat. On manque de raisons de se lever le matin. On rêve de ces mots qu'on entend qu'une fois ou deux dans une vie. Long tunnel. De maigres offres de job laissent pauvre comme Job. A l'ombre cruelle de nos piaules geôles, les rêves de Tom Joad. Que faire demain si demain, c'est d'abord aujourd'hui ? Qu'aujourd'hui, c'est un de ces jours, qu'aujourd'hui, c'est un de nos jours ?
Sako

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 18:48