Ramon était alors son nom de guerre. Son nom et son souvenir furent enterrés par les sempiternels fossoyeurs de l'histoire. Selon certains, Il se prénommait Ernesto et son nom était Guevara De La Serna. Pour nous, il était et il reste le Che.
Citoyen du monde, le Che nous rappelle ce que nous savons depuis Spartacus et que parfois
nous oublions, l'humanité trouve dans la lutte contre les injustices, une marche qui l'élève, qui la rend meilleur et plus humaine.
Pour prendre congé, pour dire « à tout a l'heure », le Che disait :"Jusqu'a la victoire, toujours" , comme pour dire on se revoit bientôt. Pour les uns, il est mort, pour d'autres il s'est juste endormi. Qui est dans l'erreur ?
Il y'a 40 ans le Che préparait la transformation de la réalité américaine, et le pouvoir lui préparait sa destruction. Il y a 40 ans, le pouvoir affirmait que la fin de l'histoire avait
eu lieu dans un ravin en Bolivie. il prétendait que la possibilité d'un monde meilleur, différent, avait été définitivement détruite. Il soutenait que le temps des rébellions était fini. »
- Texte du sous-commandant Marcos, porte parole de l'armée zapatiste de libération nationale au Mexique, à propos d'Ernesto Che Guevera en 2007 -
Qu'ils gardent leur vision du paradis et leurs sales marchandises
Mon bonheur c'est un espace vert, une conscience clean,
L'amour, la présence des miens et du temps libre
C'est quoi cet entrain pour la croissance et le tout économique ?
S'améliorer j'croyais qu'c'était ça, vivre
En 2000 l'objectif c'est de faire du fric
Le monde crève pour le bien être de nos villes
On se fou de l'ampleur du drame tant qu'il est assez loin des riches
Ne crois pas qu'ton fric dorme à la banque
Nan, ils en font du bénèf, de la spéculation, d'la misère et des tanks
Ça part de là, c'est nous qui finançons toutes leurs méthodes inhumaines
Quelques euros d'intérêts par ans et le PDG de ta banque roule en Chayenne
Tellement riche qu'il peut se permettre un Kerviel
Achète et exploite des putains de fermes, le peuple et la terre indienne ou sud américaine
L'humaine n'a jamais tuer autant d'espèces, la terre à mauvaise haleine
L'océan un cimetière, une décharge, on y trouve plus de plastique que d'baleines
La planète à notre service jusqu'à ce qu'elle en crève
La nature dans les réserves, l'artificiel des routes aux boites de conserves
Toujours le même goût du vice, de l'hypocrisie et de la guerre
Capitaliste, c'est le nom du système qui anéantit la vie sur Terre
A prétendre que ce n'est pas de notre faute le réchauffement et l'effet de serre
L'option environnementale entre parenthèse tant qu'elle n'est pas rentable
On finira pleins aux as dans un monde stérile et confortable
Les hommes politiques sont devenus des publicitaires
On choisi des slogans sans s'inquiéter de ce qu'il se cache derrière
Les bonnes valeurs rapportent zéro comme la tolérance de Sarko
On expulse le désespoir hors de nos frontières et camoufle la misère
Passe un accord avec le tiers monde pour de la main d'½uvre pas chère
C'est la conscience de la délinquance en col blanc qui a besoin d'Karcher
Travailler plus, gagner plus, consommer plus
Quand est ce qu'on opte pour le mieux plutôt que pour le plus ?
C'est la quantité sur la quantité, la forme sur le fond
Ras le bol de cette inertie, éduquons-nous, associons-nous et luttons,
Cessons d'accepter leurs lois, de les suivre comme des moutons
Qu'on me dise qui est pour bouffer des clones et qui se sent bien dans tout ce goudron ?
Le changement viendra de nous et pas de ceux qui nous gouvernent
Un mandat c'est trop court pour penser sur le long terme
Pour réduire notre consommation d'énergie, notre empreinte écologique
Plus je comprends le fonctionnement d'ce monde moins j'y trouve de logique
Si tout le monde vivait comme nous, on aurait besoin de trois planètes
Notre mode de vie est intenable, injuste et malhonnête
Fraichement sortis de leurs grandes écoles, pas un n'est prêt à le reconnaître
Blasé des hommes et de trop bien les connaître,
Blasé de ce putain de casse tête
D'avoir à attendre une catastrophe pour qu'enfin ça s'arrête
Regarde autour de toi, ils ont fait leur choix entre profit et amour
On à fait le notre et on y croit : « Jusqu'à la mort, toujours ».
Eux qui sans intérêt ne savent pas faire un geste.
Ils nous parlent de respect mais ils flinguent notre Terre.
Disent se battre pour la Paix et pour ça font la guerre.
(...)
Camarade, combats le doute car ils aimeraient te corrompre,
Te barrer la route ou te convaincre qu'elle est trop longue.
N'écoute que ton intuition, suis-là par tous les temps,
Marche avec la foi et c'est la chance que tu fréquentes.
Ils nous enseignent la peur pour que l'on reste entre leurs clôtures,
Faisons briller nos différences car leur Ciel est obscur
Suis ta route, chacun a la sienne,
Méfie-toi des temps modernes qui fabriquent des êtres humains à la chaîne
(...)
Ils ont peur de rêver, ils ont peur de penser
Ils ont peur du changement, ils ont peur de la liberté
Ils ont peur de la différence, ils ont peur de leur prochain
Ils ont peur de la chance, du bonheur et du lendemain
(...)
N'oublie pas, en ton âme cette flamme allumée
N'oublie pas, l'enfant en toi et les rêves qui l'animaient
(...)
La beauté de la vie dépend de ton regard
Même si pour la paix ce monde est en retard
Camarade, méfie toi du temps qui voudrait te corrompre
Car c'est dur d'être incompris parmi les prétentieux
Parmi ceux qu'ont oublié qu'on était rien d'autre
Que de simples terriens tous égaux devant dieu...
Camarade, vas où ton c½ur te porte...
La vérité que tu portes en toi vaut bien plus que toutes celles établies
Alors vas où ton c½ur te porte... »
- Kény Arkana « Ils ont peur de la liberté » -


