«Un eldorado dans le sourire j'avance avec ta force tu sais. Pas celle d'une autre ou d'un putain de succès...On dit que le monde est fou on dit que l'amour demande beaucoup d'effort. Mais je trouve que toi quand je suis au fond du trou. » Kalash l'Afro

«Un eldorado dans le sourire j’avance avec ta force tu sais. Pas celle d’une autre ou d’un putain de succès...On dit que le monde est fou on dit que l’amour demande beaucoup d’effort. Mais je trouve que toi quand je suis au fond du trou. »  Kalash l’Afro
« Il y a 40 ans, en 1966, après avoir été nulle part, un homme préparait la mémoire et l'espérance pour que la vie revienne en Amérique.
Ramon était alors son nom de guerre. Son nom et son souvenir furent enterrés par les sempiternels fossoyeurs de l'histoire. Selon certains, Il se prénommait Ernesto et son nom était Guevara De La Serna. Pour nous, il était et il reste le Che.
Citoyen du monde, le Che nous rappelle ce que nous savons depuis Spartacus et que parfois
nous oublions, l'humanité trouve dans la lutte contre les injustices, une marche qui l'élève, qui la rend meilleur et plus humaine.
Pour prendre congé, pour dire « à tout a l'heure », le Che disait :"Jusqu'a la victoire, toujours" , comme pour dire on se revoit bientôt. Pour les uns, il est mort, pour d'autres il s'est juste endormi. Qui est dans l'erreur ?
Il y'a 40 ans le Che préparait la transformation de la réalité américaine, et le pouvoir lui préparait sa destruction. Il y a 40 ans, le pouvoir affirmait que la fin de l'histoire avait
eu lieu dans un ravin en Bolivie. il prétendait que la possibilité d'un monde meilleur, différent, avait été définitivement détruite. Il soutenait que le temps des rébellions était fini. »

- Texte du sous-commandant Marcos, porte parole de l'armée zapatiste de libération nationale au Mexique, à propos d'Ernesto Che Guevera en 2007 -


Dis le aux promoteurs, aux traders et hommes politiques
Qu'ils gardent leur vision du paradis et leurs sales marchandises
Mon bonheur c'est un espace vert, une conscience clean,
L'amour, la présence des miens et du temps libre
C'est quoi cet entrain pour la croissance et le tout économique ?
S'améliorer j'croyais qu'c'était ça, vivre
En 2000 l'objectif c'est de faire du fric
Le monde crève pour le bien être de nos villes
On se fou de l'ampleur du drame tant qu'il est assez loin des riches
Ne crois pas qu'ton fric dorme à la banque
Nan, ils en font du bénèf, de la spéculation, d'la misère et des tanks
Ça part de là, c'est nous qui finançons toutes leurs méthodes inhumaines
Quelques euros d'intérêts par ans et le PDG de ta banque roule en Chayenne
Tellement riche qu'il peut se permettre un Kerviel
Achète et exploite des putains de fermes, le peuple et la terre indienne ou sud américaine
L'humaine n'a jamais tuer autant d'espèces, la terre à mauvaise haleine
L'océan un cimetière, une décharge, on y trouve plus de plastique que d'baleines
La planète à notre service jusqu'à ce qu'elle en crève
La nature dans les réserves, l'artificiel des routes aux boites de conserves
Toujours le même goût du vice, de l'hypocrisie et de la guerre
Capitaliste, c'est le nom du système qui anéantit la vie sur Terre
A prétendre que ce n'est pas de notre faute le réchauffement et l'effet de serre
L'option environnementale entre parenthèse tant qu'elle n'est pas rentable
On finira pleins aux as dans un monde stérile et confortable
Les hommes politiques sont devenus des publicitaires
On choisi des slogans sans s'inquiéter de ce qu'il se cache derrière
Les bonnes valeurs rapportent zéro comme la tolérance de Sarko
On expulse le désespoir hors de nos frontières et camoufle la misère
Passe un accord avec le tiers monde pour de la main d'½uvre pas chère
C'est la conscience de la délinquance en col blanc qui a besoin d'Karcher
Travailler plus, gagner plus, consommer plus
Quand est ce qu'on opte pour le mieux plutôt que pour le plus ?
C'est la quantité sur la quantité, la forme sur le fond
Ras le bol de cette inertie, éduquons-nous, associons-nous et luttons,
Cessons d'accepter leurs lois, de les suivre comme des moutons
Qu'on me dise qui est pour bouffer des clones et qui se sent bien dans tout ce goudron ?
Le changement viendra de nous et pas de ceux qui nous gouvernent
Un mandat c'est trop court pour penser sur le long terme
Pour réduire notre consommation d'énergie, notre empreinte écologique
Plus je comprends le fonctionnement d'ce monde moins j'y trouve de logique
Si tout le monde vivait comme nous, on aurait besoin de trois planètes
Notre mode de vie est intenable, injuste et malhonnête
Fraichement sortis de leurs grandes écoles, pas un n'est prêt à le reconnaître
Blasé des hommes et de trop bien les connaître,
Blasé de ce putain de casse tête
D'avoir à attendre une catastrophe pour qu'enfin ça s'arrête
Regarde autour de toi, ils ont fait leur choix entre profit et amour
On à fait le notre et on y croit : « Jusqu'à la mort, toujours ».


« Ils voudraient nous éduquer, eux qui manquent de sagesse,
Eux qui sans intérêt ne savent pas faire un geste.
Ils nous parlent de respect mais ils flinguent notre Terre.
Disent se battre pour la Paix et pour ça font la guerre
.
(...)
Camarade, combats le doute car ils aimeraient te corrompre,
Te barrer la route ou te convaincre qu'elle est trop longue.
N'écoute que ton intuition, suis-là par tous les temps,
Marche avec la foi et c'est la chance que tu fréquentes
.
Ils nous enseignent la peur pour que l'on reste entre leurs clôtures,
Faisons briller nos différences car leur Ciel est obscur
Suis ta route, chacun a la sienne,
Méfie-toi des temps modernes qui fabriquent des êtres humains à la chaîne

(...)
Ils ont peur de rêver, ils ont peur de penser
Ils ont peur du changement, ils ont peur de la liberté
Ils ont peur de la différence, ils ont peur de leur prochain
Ils ont peur de la chance, du bonheur et du lendemain
(...)
N'oublie pas, en ton âme cette flamme allumée
N'oublie pas, l'enfant en toi et les rêves qui l'animaient
(...)
La beauté de la vie dépend de ton regard
Même si pour la paix ce monde est en retard
Camarade, méfie toi du temps qui voudrait te corrompre
Car c'est dur d'être incompris parmi les prétentieux
Parmi ceux qu'ont oublié qu'on était rien d'autre
Que de simples terriens tous égaux devant dieu
...
Camarade, vas où ton c½ur te porte...
La vérité que tu portes en toi vaut bien plus que toutes celles établies

Alors vas où ton c½ur te porte... »
- Kény Arkana « Ils ont peur de la liberté » -

# Posté le vendredi 18 avril 2008 14:13

Modifié le dimanche 18 mai 2008 09:19

« On ne demande qu'un rien de bonheur, un espoir d'avenir. On demande aussi de ne pas détruire la planète. D'arrêter de dire que la croissance amène le progrès ou que le progrès amène la croissance. On demande de ne pas faire la guerre en notre nom. » - Kyma, « je représente ou j'emmerde » -

« On ne demande qu’un rien de bonheur, un espoir d’avenir. On demande aussi de ne pas détruire la planète. D’arrêter de dire que la croissance amène le progrès ou que le progrès amène la croissance. On demande de ne pas faire la guerre en notre nom. » - Kyma, « je représente ou j’emmerde » -
« Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves quelque part assassin, ici bien incapable de regarder les arbres sans se sentir coupable. A moitié défroqués, 100 pour cent misérables. Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain; ce n'est pas joli joli, et je ne connais pas la fin. »
- Myckey 3D, « Respire » -



Est-ce que je leur dis ce qui traine dans mon crâne quand les lumières s'éteignent ?
Est-ce que je leur dis ce qui me tient en vie ici, les joies, les peines, ceux que je hais, ceux que j'aime ?
Est-ce que je me livre, déballe mes déboires anecdotiques à l'heure ou la terre saigne ?
Est-ce que je leur dis qu'à six ans le mot amour à pris un autre sens dans mon vocabulaire
J'ai compris qu'aimer quelqu'un pouvait devenir la pire des choses sur terre
Que sans doute pire que la haine, c'est fou les ravages qu'il peut faire
Est-ce que je leur dis comme c'est devenu dur de s'aimer une vie entière
De se séparer sans être obligé de passer par la case judiciaire
Et de se rendre compte de l'ampleur de notre connerie quand les larmes coulent dans les cimetières
Est-ce que je leur dis qu'un retard de croissance à mis une balayette à mon adolescence
Qu'on a tous nos fardeaux, nos victoires, nos défaites et nos errances
Est-ce que je leur dis comme j'ai du mal avec mes sentiments
Que mine de rien ça fait un bail que je l'attends
Elle a peut-être tourné la page alors je m'en remets au temps
Est-ce que je leur dis qu'être conscient n'a pas que des avantages
Que des neurones jusqu'aux entrailles, rien ne calme cette foutue rage
Que même avec le sourire en surface, la peine est profonde
Comment pourrait il en être autrement, regarde l'histoire, regarde le monde
Il n'y a pas de mauvais, pas de bons, que des conflits et des méthodes immondes
Est-ce que je leur dis que l'incohérence de ce monde me rend malade
20 % des gens consomment 80% des ressources, on se gave pendant qu'ils crèvent la dalle
Eux qui ont une dette envers nous ! Est-ce qu'on à une dette pour nos colonies ?
Une dette pour l'esclavage, une dette pour les grandes découvertes, pour Hiroshima ou Nagasaki ?!
Une dette pour le réchauffement climatique, la déforestation et la planète qu'on pille ?!
Est-ce que je leur dis que les politiques et les médias me désolent
Quand ils parlent de justice, pire d'égalité ou de droits de l'homme
Ils devraient avoir honte de leurs salaires, merde c'est rarement les mauvais qui croupissent en taule.
Les amendes ne sont toujours pas proportionnelles aux salaires
Et contrairement aux autres, les délits économiques ne méritent pas le fichage ADN
Est-ce que je leur dis que les inégalités ne cessent de croitre
Nike explose ses profits en exploitant miséreux et enfants, comment veux-tu y croire ?
Est-ce que je leur dis qu'on approche à grande vitesse du point de non retour
Qu'on bousille la planète, consciemment, qu'il ne reste pas grand-chose au compte à rebours
Est-ce que je leur dis que du haut de notre pyramide de l'évolution
On a vu venir ce qu'on mérite, un mur de béton et qu'on y fonce
Est-ce que je leur dis que je ne noircie pas le tableau
Que même si j'ai l'air de faire la morale, je n'apporte aucune solution
Est-ce que je leur parle de vin, de hasch, de coke, de Tranxen ?
Est-ce que je leur parle du malheur, de la folie que provoque leur système
La nécessité d'un changement crève les yeux, un changement nécessaire
L'humanité chacun pour sa gueule fera place à l'humanité solidaire
A l'avenir on sera sans doute un peu moins riche mais tellement plus fier
Est-ce que je leur dis que tout n'est pas perdu
Que Dieu merci j'ai des proches et qu'on s'entraide quand rien ne va plus
Est-ce que je leur dis le bien que le sport et la musique peuvent me faire
Que je me réconcilie avec l'amour à chaque regard de ma mère
Est-ce que je leur dis à quel point certaines personnes comptent
Que même si je le garde sous silence je n'en ai jamais eu honte
Est-ce que je les remercie, non jamais assez
D'être là, de tous ce qu'ils ont fait
Est-ce que je leur dis que pour rien au monde je n'échangerai ma place
Que je vois de la joie, du bonheur et de la fierté face à la glace
Dans le rétro pas mal de peines mais tellement de souvenirs et de fous rires
Pavée de surprises, pourvue que la route soit longue et nous tienne éloignés du pire



« Est-ce que tu crois que je dois leur dire que 24 ans de quartier n'ont pas fait que briser des rêves. Mais aussi piller un destin déjà si maigre. Est-ce que je leur dis que je suis bête d'espérer y voir plus clair. Alors qu'la vérité ment, sans motif depuis belle lurette. Que sous les sourires les sanglots se bousculent. Est-ce que je leur dis. Que je tente toujours de marcher droit même bossu. Que c'est si long l'absence de sous, l'attente d'un geste. D'un bonheur aveugle et sourd qui me trouve pourtant si laid. Est-ce je leurs dis qu'on ne sait pas vraiment aimer. Qu'ici les soucis qui nous rongent, ont pris l'abonnement à l'année. Est ce que je leur dis que mon histoire est néante. Mais qu'avant mes parents pionçaient sur leurs robes de chambre. Est-ce que je leur dis que j'encaisse tellement les lèvres serrées. Que mes textes ont préféré fuir que parler de moi. Que ficelé à ma honte avant je n'ai pas su le dire. Mais Sals', Proof, Pad, Médine, viennent de m'enlever les fils.
Est-ce que je leur dis que j'ai mal ou ils comprendront eux même. Qu'aujourd'hui j'ai de quoi faire des forteresses avec le tas de pierres que la vie m'a lancé en pleine face. Est-ce que je leur dis que j'aimerais tellement arracher certaines pages. Que si ma peau blanche porte si bien les bleus c'est parce que la chance s'est gouré d'adresse et que les marques sont fraiches et ne s'effacent pas à la longue. Est-ce que je leur dis ou bien j'attends encore un peu. »

- Brav', « Nuit blanche » -

# Posté le jeudi 10 avril 2008 07:48

« Je l'attendis un soir, je l'attendis jusqu'à l'aurore. Je l'attendis un an, pour peu je l'attendrais encore. Un loup de rencontre aura séduit cette fougueuse. Parlez moi d'amour et je vous fou mon poing sur la gueule. Sauf le respect que je vous dois. » - Brassens, « Sauf le respect que je vous dois » -

« Je l’attendis un soir, je l’attendis jusqu’à l’aurore. Je l’attendis un an, pour peu je l’attendrais encore. Un loup de rencontre aura séduit cette fougueuse. Parlez moi d’amour et je vous fou mon poing sur la gueule. Sauf le respect que je vous dois. » - Brassens, « Sauf le respect que je vous dois » -
En 2001, question à V Poutine :
« Avec l'abolition des subventions sociales que deviendront tous les misérables empochant 30¤/mois? »
Rép: « Ils mourront, monsieur, ils mourront ...»



Imagine la terre dans 100 ans et ses 10 milliards d'habitant
Presque le double de maintenant. Imagine, on fait comment ?
Deux fois plus de voitures et de gaz d'échappement
Deux fois moins d'espèces dans notre environnement
Et la technologie, imagine dans 100 ans !
Le génie génétique et la médiocrité de ce qu'il prône
En 2000 on n'a pas de voiture volante mais on mange des clones
Imagine dans 100 ans, le nombre de gens pauvres
Les pieds dans l'eau mais pas une source à l'horizon
A ton avis dans 100 ans, 1L d'eau combien ça vaut ?
Imagine dans 100 ans le nombre de tensions
Le nombre de fous prêt à exploser la bombe à neutrons
Comment veux-tu que ça s'arrange avec 10 milliards de cons
Tous prêts à se marcher sur la gueule pour quelques biftons
C'est pas du pessimisme et ce n'est pas triste non, c'est l'humanité
Imagine dans 100 ans et un monde prêt à imploser
Je ne pense pas qu'on soit capable de le réaliser
Heureusement dans 100 ans je ne m'imagine pas ici
Non je n'attendrai pas que tout cela se réalise
J'ai des projets, de l'espoir et d'la patience plein les valises
J'me vois loin, dans un p'tit coin de paradis
J'm'y vois bien, moi et cette jolie fille
Je m'imagine penser à tous ces soucis,
Et les oublier dès qu'elle me sourit
J'imagine qu'on partira à pied, qu'on fera notre chemin
Loin de ces fous furieux dont l'orgueil ne mènera à rien
On partira et on verra ce qu'il y a de l'autre côté du chemin
On trouvera notre bonheur, pas grand choses, ce sera bien
Imagine dans 100 ans, elle, moi et rien... ...moi ça me convient.
Mais hélas dans 100 ans, il ne restera plus rien
Juste des regrets et des remords
Et ce sentiment d'avoir eu tord
De tout savoir, de tout avoir en mains
Et pour changer les choses, n'avoir rien tenté. RIEN.



« Oui, j'étais là pour aider,
Pour le sida, les sans-papiers
J'ai chanté, chanté
Sûr que j'étais là pour faire la fête
Et j'ai levé mon verre à ceux qui n'ont plus rien
Encore un verre, on n'y peut rien
J'étais là devant ma télé à vingt heures
J'ai vu le monde s'agiter, s'agiter
J'étais là, je savais tout de la Somalie,
Du Bengladesh et du Rwanda, j'étais là
J'ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud
Bien compris le mépris,
J'étais là pour compter les morts
J'étais là et je n'ai rien fait
Je n'ai rien fait »
- Zazie, « j'étais là » -

# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:23

"Tolérance zéro"

"Tolérance zéro"



_________________________________________________________________________________


« Expulsés de nos villes comme expulsés de nos vies. On ira occuper la rue comme tous les immeubles vides. On ira affronter l'abus qui sévit et va trop loin. On ne se laissera pas voler la rue car la rue nous appartient. Ils veulent dessiner l'apartheid, on dessinera le maquis. On ira se réapproprier tout ce qu'ils ont pris pour acquis. Sans logis, sans papier, sans rêves et sans droits, solidarité, on est ensemble, c'est le front des sans voix. Dis leur qu'on est le monde, que le peuple finira par vaincre. Qu'ils ont le chiffre, qu'on a le nombre et que la rue nous appartient. »

- Kény Arkana, « La rue nous appartient » -

# Posté le jeudi 03 avril 2008 06:07

Modifié le mardi 08 avril 2008 18:11

« On me dit de choisir entre armée et attentats. Entre un islamiste fasciste et un abruti de soldat qui tire sur une foule mais qui ne sait pas pourquoi. Choisir entre ceux qui pètent des bombes au hasard et ceux qui tirent dans le tas. J'me retrouve dans rien de tout ça. Pour les uns j'suis un infidèle pour les autres un dangereux communiste. J'répondrai à aucun appel, je ne crois qu'en la liberté et la justice. J'reste utopiste, athée et humaniste, Activiste radical qui croit au peuple mais déteste la masse et sa constante passivité avant que le fascisme ne passe. Moi j'vois qu'une impasse mais pas moyen qu'je me casse. Pas moyen qu'je me taise et laisse grossir en paix (...) ceux qui disent détenir la loi. Qui disent qu'il faut suivre leur voie ployé sous un croissant, une étoile ou une croix. Se faire aveugler par la foi, y a que des mensonges dans ces voix » - Cavalera (Un ½il sur le monde, 2005) -

« On me dit de choisir entre armée et attentats. Entre un islamiste fasciste et un abruti de soldat qui tire sur une foule mais qui ne sait pas pourquoi. Choisir entre ceux qui pètent des bombes au hasard et ceux qui tirent dans le tas. J’me retrouve dans rien de tout ça. Pour les uns j’suis un infidèle pour les autres un dangereux communiste. J’répondrai à aucun appel, je ne crois qu’en la liberté et la justice. J’reste utopiste, athée et humaniste, Activiste radical qui croit au peuple mais déteste la masse et sa constante passivité avant que le fascisme ne passe. Moi j’vois qu’une impasse mais pas moyen qu’je me casse. Pas moyen qu’je me taise et laisse grossir en paix (…) ceux qui disent détenir la loi. Qui disent qu’il faut suivre leur voie ployé sous un croissant, une étoile ou une croix. Se faire aveugler par la foi, y a que des mensonges dans ces voix »                                                     - Cavalera (Un ½il sur le monde, 2005) -
« Il y a bien longtemps que je ne demande plus
Ce que l'état pourra faire le jour où le nombre d'exclus
Deviendra si lourd, que même dans le 16ème
Les trottoirs finiront par avoir mauvaise haleine.
Cela dit, dormez tranquilles.
L'hiver sera rude, ils seront moins nombreux en avril
Et puis de toute façon, depuis quand les gouvernements
S'occupent-ils des gens qui meurent?
Ce n'est pas l'heure, non! L'heure est au redressement de leur France.
Même le ventre vide, il faut que tu y penses!
Chaque jour, boy, dans le béton des tours,
Pour ceux qui ont la chance d'avoir quatre murs autour d'eux.
Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu?
Juste d'être un peu plus nombreux
Car y'a beaucoup plus de oufs, que d'odeurs de bouffe
Dans les quartiers de ceux qui souffrent y'a comme une odeur de souffre. »

[NTM – Odeur de soufre (1998)]



Aveuglé par des détails on passe à côté de l'essentiel
La planète bleue vire au gris, comprends qu'ça déteigne
Sur mon état d'esprit surtout qu'autour l'indifférence règne
Les trafiquants d'agent orange se reconvertissent dans la mondialisation des OGM
Se font un fric monstre en tuant sans risquer la moindre peine
Comme d'autres que la majorité choisi et qui nous abreuvent de balivernes
Il parait que la délinquance est dans les gènes
Un gosse de 4 ans sera enfermé pour pédophilie car c'est écris dans son ADN
Rien ne les arrête, ils parlent de rôle positif des colonies et de grandes découvertes
Une grande boucherie, un pillage et un génocide d'indigènes
Mais la carotte n'est pas mise qu'à la terre africaine
Ils voudraient nous faire croire que c'est des pauvres que viennent les problèmes
Ils lobotomisent l'opinion public avec leurs statistiques et en oublient certaines
Il n'y a rien que j'exagère, tout se passe là juste sous ton nez
Ni racisme, ni intolérance juste une histoire de gros billets
Ne te méprends pas non, aucun camp, aucune ethnie n'est en reste
Au 4 coins de la planète, la barbarie se répand comme la peste
Paraît qu'je devrais me taire, paraît que j'me répète
Paraît qu'je suis né le cul dans l'beurre du bon côté de l'hémisphère
Occident que la supériorité a rendu fier
À en oublier qu'il est à l'origine d'un système des plus inégalitaire
Je ne suis pas de leur Terre, soit je le crie, soit je m'y perds
Rien à foutre de leur compèt et de leur classement Forbes
Je ne veux pas être le premier juste un peu meilleur qu'hier
Vivre en paix avec ma planète, mes frères et les rendre fiers
Pas besoin d'être compétitif, non pas besoin d'heures supplémentaires
Juste de plus de temps à partager avec ceux qui me sont chers
Non monsieur Zemmour, le discours pacifique n'est pas un lieu commun
Si ça l'était on ne l'aurait pas laissé partir en guerre pour rien
S'il y a guerre, il y a bénéfices j'espère que je ne t'apprends rien
17% de la population se gave de 82% des richesses de cette planète
À en devenir aphone ou redondant mais je le répète
L'avenir est entre nos mains et il est temps de s'y mettre
Climat, énergie, surpopulation, inégalités croissantes, autant de casse tête
Ignorés par nos décideurs le nez fourré dans leurs calculettes
Malheureusement le bien être n'a aucune valeur boursière
Ils trouvent le leur dans l'excès et la surenchère
J'opte pour la vie, la nature, la préservation de la planète Terre
Ils me parlent d'utopie, je leur parle de choix
Ils me parlent d'oubli, je ne leur parle que de toi
Que de temps car à l'inverse
Des euros nul ne sait combien il nous en reste
Pourvu qu'on puisse redresser la barre avant la fin des icebergs
Que je trouve la force de le dire avant qu'aimer ne devienne amer
Les 2/3 des mes sentiments sont immergé sous cette fierté glaciale
J'ère dans cette ère interglaciaire à la recherche de quelqu'un de fiable
En pleine tempête, raison et entraide nous aident à garder l'cap
En attendant que nos erreurs nous rattrapent
En attendant que la prochaine guerre éclate
Que l'on doive redessiner les cartes
Lassé, je dénonce et regarde l'histoire, impuissant car
C'est toujours les mêmes qui dominent et les mêmes qu'on exploite



Est-ce que c'est beau tout ce qu'ils se sont permis? (NON !)
Est-ce qu'ils nous ont demandé notre avis? (NON !)
A partir de là, est-ce qu'on les suit? (NON !)
Les fautes commises est-ce qu'on les essuie?
La terre promise est-ce que c'est ici? (NON !)
A leur politique et tout ce qui s'en suit. (NON !)
Pas la pour faire de la démagogie,
Est-ce que t'as l'impression qu'on réagit? (NON !)
T'as l'impression qu'on peut être innocent quand on a tout compris ? (NON !)
Et qu'on se tait devant leurs saloperies.
C'est l'immigré qui tue l'économie ?
Ils s'intégraient eux dans leurs colonies ? (NON !)
Est ce que les vrais criminels sont punis ? (NON !)
Est ce qu'on peut les prendre en flagrant délit ?
Les écarts de conduite nous sont permis ?
L'immunité on en profite aussi ? (NON !)
Enthousiasmé par ce qu'il se passe ici ? (NON !)
Même ambiancé, t'oublies pas tes soucis.
Après ça ils voudraient qu'on reste assis?
Leurs discours sont de moins en moins précis,
et notre champ d'action se rétréci.
Ses anciens conflits ils nous ont servis? (NON !)
Endommagés mais pas asservis NON !

- Fabe (Questions, 2000) -

# Posté le mardi 11 mars 2008 14:20

Modifié le mardi 11 mars 2008 18:24