Que se passera-t-il demain ? Qu'est ce que je serai dans 10, 20, 30 ans ?
Tout est possible :
Peut être que je vivrai avec une famille et un chien à la campagne, heureux...
Peut-être que je serai un vieux prof désagréable et blasé par le monde et tout ce qui le constitue
Peut-être que je ne serai plus là, disparu, dans une tornade provoquée par la fonte des glaces en Atlantique Nord...
Ces questions, ces scénarios, on se les imagine 100fois dans une vie.
Nous allons tous à l'école, nous suivons tous des formations, nous apprenons tous un métier dans le seul but d'avoir un avenir.
Comme disait Oxmo Puccino :
« J'ai fini par capter pourquoi Papa voulait que je finisses avocat ou médecin
Ce n'était pas pour sauver l'humanité
Et si ta mère voulait que t'épouses un milliardaire c'était pas pour sa fidélité.
C'est cette époque où le lait se dépense
A la vitesse où les francs défilent à la pompe à essence... »
Tout cela pour avoir la chance de rentrer un soir chez soi vers 17h, d'aider ses enfants à faire leur devoir pendant une heure.de souper, de nourrir son chien, de faire un peu de jardinage de perdre un peu de temps sur l'ordinateur puis devant la télé et d'aller se coucher vers 22h30 pour se lever 8h plus tard...
C'est donc ça l'objectif : faire des études pour avoir le droit de travailler et se détourner de l'essentiel.
De quoi je me plains ? J'ai tout ce qu'il faut pour être heureux, une voiture, une maison, un chien ! Et tout ça grâce à qui ? Grâce au travail !
Mais attention ne pensez pas non plus que le travail soit la solution à tout. S'il vous permet de gagner entre 1000 et 2000¤ par moi en moyenne, il ne fera quasiment jamais de vous l'homme le plus riche du monde non ! Juste de quoi payer l'eau, l'électricité, la nourriture et un petit extra pour vos dépenses personnelles accessoirement.
Il se contente de vous donner de quoi rester calme, de quoi revenir le moi prochain.Il vous permet de vous acheter quelques cd par moi, un lecteur dvd par semestre, un voyage par an, une télé tout les 5 ans et une voiture toutes les décennies.
Le travail nous occupe, il nous empêche de passer des heures avec nos amis à discuter, à penser, à communiquer...
Si dieu était « l'opium du peuple » ; L'argent et donc le travail est devenu l'extasie, la morphine des gens.
Et puis imaginez un monde sans travail, un monde ou il ne faudrait pas bosser pour payer des impôts ! Un monde ou chacun aurait de quoi vivre chez lui, un jardin, une vache des poules et une infinité de temps pour aller voir son voisin, discuter avec ses amis, un monde ou tout le monde aurait à peu de chose près la même chose !
Plus de jalousie, plus de classes sociales, plus d'exploitation de l'enfant, plus de mondialisation, plus de voitures, plus de building, plus de pollution, plus de tout ce qui pourrit notre monde moderne.
Mais il y à un mais, il y aura toujours des hommes, des homme qui voudront que ça aille plus vite, qui voudront remplacer l'odeur du jardin par une bonne émanation de dioxyde de carbone provenant d'un grosse cylindrée, toujours des homme qui banderont devant des dizaines d'enfants en trains de coudre des ballons, des homme qui s'extasieront devant un gros porc qui parle de race supérieur, toujours cette soif de pouvoir, de domination, de déshonneur...
Je m'emballe et je m'écarte du sujet. Et tout ce que je dis ne sert pas à grand-chose, je vous laisse, demain je me lève à 6h30 pour faire des études pour...
"Tout ce dont je parle ne le mérite pas, disent-ils ; mais tout ce dont on parle le mérite-t-il" Sako