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« C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude. » Léo Ferré

« C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude. » Léo Ferré
« La foi dans le Créateur, pas dans l'homme et ses légions
Mal comprise, religion devient arme de destruction massive
Ta guerre c'est un braco, déguisé en juge de cause,
Un ange qui ment sous serment, des mômes qu'on arrose pour des gisements de brut
Je te cause de rêves qui s'écroulent comme les Tours Jumelles
Cette pute de liberté qui perd son rimmel
Dans les rivières de la haine, coule le sang des martyrs
Quand la peur gagne par KO, la morale repart en civière
Proche du chaos, mon c½ur abrite le feu du Lucifer
Mais là-haut, faudra s'y faire, on nous a laissé le libre-arbitre
C'est la canicule, tout s'agite, le sud encule le nord,
Le sol rougit, on changera pas ce monde à moins d'un paquet de millions de mort »
Lino Paradis Airlines



Si j'adhère et m'implique dans ce parcours scolaire
Où les années d'études conditionnent l'ampleur du salaire
C'est pour fuir cette misère dans laquelle ils veulent que les masses s'enterrent
C'est pour construire juste ce qu'il faut pour m'assurer de tenir
Pour m'instruire, comprendre et si possible détruire
Ce système injuste qu'ils s'efforcent de maintenir
C'est parce que tôt j'ai compris, que peut importe ta valeur ou ta sympathie
Sans salaire mensuel fixe les factures te mènent vite à l'asphyxie
Tout ce que j'ai et tout ce que j'ai appris,
Je ne le doit à aucun de ces bouquins que j'étudie
Je le dois à ma famille, à ces êtres que j'ai croisés et qui m'ont construit
À cette vision du monde qu'ils ne retranscrivent dans aucun de leur récit
Je le dois à cette lucidité qui te pousse à aller plus loin que ton écran de télé
À chercher les causes et ne pas se contenter de leurs effets
Alors je dénonce tous ces manquements
Ceux de nos êtres, de nos modes de vie et de nos comportements
Et tant pis pour la popularité, je continuerai d'aborder
Ces sujets qui fâchent et qu'on aime tant nous cacher
Je critique la démocratie car souvent la majorité se trompe
La majorité regarde le câble, vote Sarko et se fou des autres
Je n'aime pas la majorité car elle ne se pose pas les bonnes questions
S'indignent des pauvres mais pas de l'écart entre les conditions
Je n'aime pas la plus part de nos relations
Ces années d'amitié qui s'envolent pour une paire de fesse ou quelques biftons
Ces couples qui choisissent l'habitude au dépend de la passion
Je n'aime pas l'amour sans les sentiments
Je me fou de tes « je t'aime » si tu me mens
Et je t'en veux si tu me fais perdre mon temps
J'aime quand sur les lèvres, les sourires se dressent
Et que de cette abondance d'ignorance, des liens solides naissent
J'aime me croire au paradis dans les bras d'une déesse
Et surtout quand ca dure malgré les épreuves et la détresse
Si tu savais comme j'en rêve
D'être de ces gens qui s'aiment jusqu'à ce qu'ils en crèvent
J'aime prendre le risque d'un cancer ou d'un ulcère
Dans ces endroits enfumés qu'on fréquente autour de quelques verres
J'aime ces parenthèses, loin du quotidien, ces immenses bouffées d'air
J'aime quand ma mère est sereine, quand ma famille est fière
J'aime quand grâce à nos différences on se complète
Et tous ces liens qui à décrire sont trop complexes
J'aime quand les masse s'instruisent et de leur sort s'indignent
Quand les révolutions sont pacifiques et que se répand la désobéissance civile
J'aimerai voir s'effondrer le capitalisme
Et que naisse l'égalitarisme, le justicarisme ou tout simplement l'humanisme
J'aime quand l'humanité fait preuve de bon sens
Et j'aspire à une planète libérée de l'essence
J'aime ces idéaux, les seuls à me réchauffer les trippes
Et quand tous ces cons me traitent d'idéaliste
J'aime taper dans un ballon, écrire au plus près de l'introspection
J'aime quand l'air vibre et quand le texte est à la hauteur du son
Je n'aime pas être le premier, j'aime être meilleur que la veille
Et me rendre compte que derrière chaque obstacle se cache une aubaine
Derrière chaque joie, chaque peine, chaque haine
Derrière chaque surprise, chaque coup de traitre, chaque déception
J'aime comprendre et retenir la leçon et surtout ce sentiment d'être un peu moins con
J'aime lire Gandhi et me dire que tout est là, qu'il a tout dit
Il n'est sur aucun tee-shirt faut croire qu'on a rien compris.
Chaque jour je me lève et affronte ces contradictions qui m'oppressent
Car chaque jour je me répète
Que « conquérir sa joie vaut mieux que s'abandonner à sa tristesse » [André Gide]



« Nous sommes résolus à rendre leur domination impossible par la non-coopération non-violente. C'est une méthode invincible par sa nature même. Elle est basée sur le fait qu'aucun spoliateur ne peut atteindre son but sans un minimum de coopération, volontaire ou forcée, de la part de sa victime. »
Gandhi

# Posté le mardi 17 février 2009 17:57

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