De voir toujours les même qui crèvent de faim et de fléaux pendant qu'on soigne les autres à coup de confort et d'euromillions.
De cette profonde injustice sous cette étonnante façade de fatalité, de toutes ces inégalités qu'on aime voir en au JT sans même se sentir concernés.
Après des siècles de croissance exponentielle, de capitalisme acharné, de progrès sensé apporté la panacée et de philosophie des lumières.
Comment expliques-tu cette paupérisation qui se répand comme la peste, ces salaires qui s'amenuisent sans cesse, cette indifférence face aux peuples happés par la misère
Des minutes de silence quand l'occident saigne et aucun blâme quand le deuxième vendeur d'arme s'en prend férocement à une Bande de jeteurs de pierre
Frustré, lassé, enragé et amer je manque d'adjectifs pour qualifier ces sentiments qui coulent dans mes artères, habitent mes vicaires quand je les regarde s'approprier le monde et constate ce qu'ils ont décidé d'en faire.
Mais il y a pire, notre façon d'agir, chaque jour se lever à l'aurore, se donner âme et corps et participer de manière active à la construction de leur empire.
Et dit moi qu'est ce qu'on en tire ? Des vies passées à courir derrière cette retraite qu'ils reculent et bientôt nous retirent.
Lassé de ce peuple qui s'indigne au 20h face à des bouc-émissaires basanés et abonnés aux bas salaires.
De ces divertissements qui nous empêchent de découvrir leurs procédés obscènes, les siècles passés à mentir, à construire une histoire, une imposture pleine de martyr.
Construire des murs et faire tomber des statues, que des symboles sans contenu.
Bienvenue au paradis des parvenus, quand une poignée d'homme tiennent dans leurs comptes le sort de milliards d'incultes.
Car pendant que tu t'endoctrine, les nantis font leurs plans pour l'avenir. Trouvent de nouveaux moyens de nous asservir. Toujours pas de puces électroniques sous la peau mais des dizaines dans les poches. C'est le manque de lucidité que je nous reproche.
Cet attrait pour les pépettes et cette négligence pour nos proches. Ce culte du confort, cette inconscience consumériste qui mènera notre lieu de vie chez le médecin légiste.
Les alternatives existent, mais les lobbys insistent et nos vieilles et sales habitudes persistent.
On clone les poissons pour remplir les océans qu'on vide par notre mode de vie qu'on amplifie. N'importe quel regard pourvu qu'il soit objectif et lucide aboutira à ce même constat misanthrope que je dresse envers mon espèce.
Ouvre les yeux on en a rien à foutre tant qu'on n'est pas directement concerné et j'suis atterré de voir à quel point nos opinions sont manipulés. J'en veux pour preuve le décalage entre l'affaire des caricatures de Mahomet et celle de Dieudonné.
Les sionistes font aux Palestiniens ce qu'Hitler à fait aux soviets et aux juifs, comme les Turc ont fait aux arméniens ceux que leur ont fait les catholiques.
Peut importe les chiffres, l'enfer s'en cogne des statistiques. Chaque déclaration de guerre, chaque génocide, chaque homicide devrait être condamné de crime contre l'humanité.
Car oui, il faut qu'on m'explique en quoi laisser une bonne partie de l'humanité mourir de faim est moins tragique, plus moral ou plus légitime que d'en envoyer une autre à Auschwitz.
Il faut croire que la justice est en exile car dans ce monde les paradis sont fiscaux et les carottes qu'on nous met sont transgéniques.
Chaque guerre à un objectif, stratégique, énergétique ou économique. Et c'est sous un étendard patriotique, libéral ou démocratique qu'elle est vendue aux pauvres par des comiques qui bien à l'abri mènent une vie de luxe et se foutent pas mal de tout ce cirque.
Du pire des dictateurs au dernier des branleurs. Tous coupables à des degrés différents mais tous partagent cette intolérance, cette indifférence dans les comportements.
Jette un ½il sur la population carcérale, des pauvres et des dealeurs minables alors que les criminels de guerre sont toujours en cavale, que les cols blancs détournent du capital et que le biseness d'armes est toujours légal. Comme toujours l'attaque est sociale. Comment ils font pour que si peu de gens se révoltent de ce scandale ?
Quand à moi, j'erre sans but véritable si ce n'est d'apprendre, de comprendre cette espèce qui m'est propre et me va si mal. Celle là même qui assassine ses prophètes, dans monde qui idolâtre des lettres et des fables mais tolère que ce soit leurs propres frères qu'on expulse et exploite.
Chaque jour ce même constat d'échec mais toujours cette soif d'apprendre loin de leurs esprits de conquête ou de compèt', l'humanité n'est sans doute pas prête j'ai du me tromper de planète.
C'est ce que je me dis chaque nuit, la tête dans les comètes, à rêver d'une espèce moins bête, de relations humaines sincères.
D'une vie simple loin de l'artificiel, proche de notre Terre, de l'espoir, la nature et la chair.
Pas d'or ni de saphir, juste des êtres chers et du temps libre
Pour échanger et s'enrichir pas de leurs biens mais de leurs actes et leurs dires.
J'ai des pleurs dans mes rétines, des tours dans ma routine, une vie malsaine à laquelle la France me destine.
Peu d'estime et d'espoir, peu d'endroits où j'respire, j'ai dans les artères un sérum pour martyr. »
