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« Si je lutte la tête haute et avec hâte, et relate encore ma vie de primate c'est qu'elle semble plus déprimante que les jours qui l'alimentent, le sol et le ciel qui la cimentent. Et qu'est-ce qui la pimente ? Des coups à la sauvette, des cuites enchaînées à la suite et la fumette... Et tout ce mal-être, c'est comme ce refus net de lever des palettes pour des clopinettes, nan, c'est niet ! Seul l'échec est la chance dont j'hérite quand les porcs chassent ma peau pour la prime au mérite. Guerre scélérate sur une terre ingrate que l'on voudrait que je gratte en y laissant ma rate. Cette vie que je rate, je l'ai tant de fois écrite et décrite qu'à la fin, mon frère, elle m'irrite. Ma route se dessine droit devant, et puis depuis j'ai du mal à garder le fusil dans l'étui. » Casey Infamie

« Si je lutte la tête haute et avec hâte, et relate encore ma vie de primate c'est qu'elle semble plus déprimante que les jours qui l'alimentent, le sol et le ciel qui la cimentent. Et qu'est-ce qui la pimente ? Des coups à la sauvette, des cuites enchaînées à la suite et la fumette… Et tout ce mal-être, c'est comme ce refus net de lever des palettes pour des clopinettes, nan, c'est niet ! Seul l'échec est la chance dont j'hérite quand les porcs chassent ma peau pour la prime au mérite. Guerre scélérate sur une terre ingrate que l'on voudrait que je gratte en y laissant ma rate. Cette vie que je rate, je l'ai tant de fois écrite et décrite qu'à la fin, mon frère, elle m'irrite. Ma route se dessine droit devant, et puis depuis j'ai du mal à garder le fusil dans l'étui. »  Casey Infamie
« Quand la charogne politique croise la vermine de la finance, elles se fiancent et s'unissent en silence. Leurs alliances naissent à la table des négoces où seules les grandes garces du globe sont conviées à la noce. Et que manigancent-ils de leur entente mutuelle ? Faire de nous des ustensiles dociles sous leur tutelle, des asservis sans cerveau, des bêtes de somme généreux du porte-monnaie, dévoués à leur consomme. Et pendant ce temps les bonhommes ont bonne mine, la thune transite sans parasite, sans personne qui ne condamne ou sanctionne... Juges et Trésor Public sont des leurs, donc ils cautionnent. Fonds frauduleux et comptes bancals, et leur fric faisant escale dans un paradis fiscal. Pour l'instant ils flambent, mais vu que les parias veulent leur paradis, ils tremblent. »
Casey Avant que le silence nous dévore


Fatigué de mener cette vie en contradiction avec mes idéaux et de l'écart entre cette réalité et mes aspirations.
De voir toujours les même qui crèvent de faim et de fléaux pendant qu'on soigne les autres à coup de confort et d'euromillions.
De cette profonde injustice sous cette étonnante façade de fatalité, de toutes ces inégalités qu'on aime voir en au JT sans même se sentir concernés.
Après des siècles de croissance exponentielle, de capitalisme acharné, de progrès sensé apporté la panacée et de philosophie des lumières.
Comment expliques-tu cette paupérisation qui se répand comme la peste, ces salaires qui s'amenuisent sans cesse, cette indifférence face aux peuples happés par la misère
Des minutes de silence quand l'occident saigne et aucun blâme quand le deuxième vendeur d'arme s'en prend férocement à une Bande de jeteurs de pierre
Frustré, lassé, enragé et amer je manque d'adjectifs pour qualifier ces sentiments qui coulent dans mes artères, habitent mes vicaires quand je les regarde s'approprier le monde et constate ce qu'ils ont décidé d'en faire.
Mais il y a pire, notre façon d'agir, chaque jour se lever à l'aurore, se donner âme et corps et participer de manière active à la construction de leur empire.
Et dit moi qu'est ce qu'on en tire ? Des vies passées à courir derrière cette retraite qu'ils reculent et bientôt nous retirent.
Lassé de ce peuple qui s'indigne au 20h face à des bouc-émissaires basanés et abonnés aux bas salaires.
De ces divertissements qui nous empêchent de découvrir leurs procédés obscènes, les siècles passés à mentir, à construire une histoire, une imposture pleine de martyr.
Construire des murs et faire tomber des statues, que des symboles sans contenu.
Bienvenue au paradis des parvenus, quand une poignée d'homme tiennent dans leurs comptes le sort de milliards d'incultes.
Car pendant que tu t'endoctrine, les nantis font leurs plans pour l'avenir. Trouvent de nouveaux moyens de nous asservir. Toujours pas de puces électroniques sous la peau mais des dizaines dans les poches. C'est le manque de lucidité que je nous reproche.
Cet attrait pour les pépettes et cette négligence pour nos proches. Ce culte du confort, cette inconscience consumériste qui mènera notre lieu de vie chez le médecin légiste.
Les alternatives existent, mais les lobbys insistent et nos vieilles et sales habitudes persistent.
On clone les poissons pour remplir les océans qu'on vide par notre mode de vie qu'on amplifie. N'importe quel regard pourvu qu'il soit objectif et lucide aboutira à ce même constat misanthrope que je dresse envers mon espèce.
Ouvre les yeux on en a rien à foutre tant qu'on n'est pas directement concerné et j'suis atterré de voir à quel point nos opinions sont manipulés. J'en veux pour preuve le décalage entre l'affaire des caricatures de Mahomet et celle de Dieudonné.
Les sionistes font aux Palestiniens ce qu'Hitler à fait aux soviets et aux juifs, comme les Turc ont fait aux arméniens ceux que leur ont fait les catholiques.
Peut importe les chiffres, l'enfer s'en cogne des statistiques. Chaque déclaration de guerre, chaque génocide, chaque homicide devrait être condamné de crime contre l'humanité.
Car oui, il faut qu'on m'explique en quoi laisser une bonne partie de l'humanité mourir de faim est moins tragique, plus moral ou plus légitime que d'en envoyer une autre à Auschwitz.
Il faut croire que la justice est en exile car dans ce monde les paradis sont fiscaux et les carottes qu'on nous met sont transgéniques.
Chaque guerre à un objectif, stratégique, énergétique ou économique. Et c'est sous un étendard patriotique, libéral ou démocratique qu'elle est vendue aux pauvres par des comiques qui bien à l'abri mènent une vie de luxe et se foutent pas mal de tout ce cirque.
Du pire des dictateurs au dernier des branleurs. Tous coupables à des degrés différents mais tous partagent cette intolérance, cette indifférence dans les comportements.
Jette un ½il sur la population carcérale, des pauvres et des dealeurs minables alors que les criminels de guerre sont toujours en cavale, que les cols blancs détournent du capital et que le biseness d'armes est toujours légal. Comme toujours l'attaque est sociale. Comment ils font pour que si peu de gens se révoltent de ce scandale ?
Quand à moi, j'erre sans but véritable si ce n'est d'apprendre, de comprendre cette espèce qui m'est propre et me va si mal. Celle là même qui assassine ses prophètes, dans monde qui idolâtre des lettres et des fables mais tolère que ce soit leurs propres frères qu'on expulse et exploite.
Chaque jour ce même constat d'échec mais toujours cette soif d'apprendre loin de leurs esprits de conquête ou de compèt', l'humanité n'est sans doute pas prête j'ai du me tromper de planète.
C'est ce que je me dis chaque nuit, la tête dans les comètes, à rêver d'une espèce moins bête, de relations humaines sincères.
D'une vie simple loin de l'artificiel, proche de notre Terre, de l'espoir, la nature et la chair.
Pas d'or ni de saphir, juste des êtres chers et du temps libre
Pour échanger et s'enrichir pas de leurs biens mais de leurs actes et leurs dires.


« De la glycérine plein les veines, mes racines et mes gènes, mon oxygène, mon origine indigène. Je veux vomir sans gène, mourir trop jeune enragée par le sentiment de rejet qui m'anime. Imagine je brise mes chaines ou je courbe l'échine, je mange l'échec sa fleur, sa tige et ses épines. Ma couleur ébène une galère intime, un film que Babylone rembobine parmi les abimes. Ma zone embaume l'usine, l'usure et la résine et les raisons de ruser la police voisine. Voici la paraffine pour la carabine, ramène les balles et la barre à mine car on nous baratine.
J'ai des pleurs dans mes rétines, des tours dans ma routine, une vie malsaine à laquelle la France me destine.
Peu d'estime et d'espoir, peu d'endroits où j'respire, j'ai dans les artères un sérum pour martyr. »
Casey Only buisines mixtape

# Posté le mardi 17 février 2009 17:51

Modifié le mardi 17 février 2009 18:14

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