« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s'effondrer. Mon pessimisme sur tout ce qu'elle fait pour nous entrainer dans sa chutte. »

« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.  Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entrainer dans sa chutte. »
Pourquoi toi et moi on sait ce que c'est un duvet à ton avis ?
Parce que c'est essentiel à notre vie dans cette existence précaire que nous menons ? Non.
Alors on est quoi ?
- On est que des consommateurs.
Tu l'as dis, on est des consommateurs. On est des sous produit d'un mode de vie devenu une obsession. Meurtre, banditisme, pauvreté, ces choses ne nous concernent pas. Ce qui me concerne moi, ce sont les revues qui parlent des stars, la télévision avec 500 chaines différentes, les slips avec un grand nom marqué dessus, le viagra, les repas minceur.
- Madame propre
J'emmerde madame propre, madame propre, elle astique les cuivres du Titanic. Tout est en train de couler mec ! Alors merde, j'emmerde tes canapés à motifs strean et à rayures vertes bordel.
Moi je te dis ne soit jamais complet, j'te dis arrête d'être parfait, j'te dis qu'il faut évoluer et que ce qui doit arriver arrive. Mais c'est que mon avis, je peux me tromper.
Les choses que l'on possède finissent toujours par nous posséder mais tu fais ce que tu veux mec.
(Fight Club)


Banque mondiale, OMC, fond monétaire international
Exxon mobile, Nestlé, Monsanto, Nike et Total
Une poignée d'homme libre ont transformé ce monde en usine à capital
Et peut importe l'Afrique sub-saharienne, Hiroshima ou Bhopal
Quand tiendra-t-on compte du coût humain, social ou environnemental ?
Dis-moi que ce n'est pas comme ça,
Que le monde ne s'accomode pas des pauvres, des famines et des larmes
Dis-moi que ce n'est pas comme ça,
Que je ne suis pas le seul à y voir une tragédie, un scandale, un drame

Nouvel ordre mondial, Bilderberg, commission trilatérale
Pouvoir, domination, réduction de la population mondiale
La plus grande ruse du diable est de faire croire qu'il n'existe pas
J'espère qu'il ne sera pas trop tard quand on s'en apercevra
« Le sang des martyrs coule de toute éternité »
Je n'ose pas imaginer ce qu'ils sont capable de manigancer
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, que le monde n'est pas qu'un grand marché
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, qu'ils n'ont pas déjà tout planifié

Taxe carbone, développement durable, croissance verte
Le vivant, l'eau, l'environnement, des marchandises comme tout le reste
Le nouveau modèle se propage comme leurs gènes qu'ils brevètent
Ils excluent le transport maritime et aérien de Kyoto pour maintenir leur biseness
Ne leur parle pas de décroissance ou de répartition des richesses
Ils savent très bien ce qu'ils font et ou ils orientent leurs recherches
Rien pour le paludisme et le sida, on investit dans les armes, la pub et le soja
Parce que les pauvres ça meurt, ça ne se soigne pas
Dis-moi que ça n'est pas comme ça, qu'on ne prête pas qu'aux riches
Dis-moi que ça n'est pas comme ça, que la résistance existe

Génocide juif, lapidation féminine, génocide arménien
Colonialisme, esclavage, massacre des Indiens
De Dieudonné aux caricatures de Mahomet
Qu'il s'agisse de presse écrite ou télévisée
Nos esprits, jugements et opinions sont manipulés
Si tu n'adhère pas, tu votes ou tu te tais
Car toute autre alternative serait sévèrement réprimée
Bienvenue en démocratie, ce qu'on fait de mieux en matière de liberté
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, qu'ils ne cultivent pas nos esprits
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, que la vérité est encore accessible

Regarde les films, les clips, les personnes qu'on admire à la télé
Observe les tracts, les slogans, ceux qui sont là pour nous diriger
Penses-tu vraiment que ces gens sont à la hauteur de leurs responsabilités ?
Analyse les programmes scolaires et ce qu'on a décidé de nous enseigner
Tu ne crois pas qu'on s'est trompé, que tant de choses évidentes sont ignorées ?
Dis moi que ca ne se passe pas comme ça, qu'il reste des raisons d'y croire
Dis moi que ca ne se passe pas comme ça, qu'on finira par se réveiller de ce cauchemar

Plats préparés, viande cuite, nourriture lyophilisée
Pesticides et organismes génétiquement modifiés
L'industrie alimentaire et pharmaceutique se sont associés
Poison et antidote en vente libre pendant que la nutrition est dénigrée
Chlorure de potassium, Fruits et légumes, Vitamines C
Dr Quinton, Klemer, Prioré, savants maudits et substances oubliées
Car des personnes en bonne santé ne rapportent pas de billets

Des additifs, des colorants, des conservateurs
Des anxiolitiques, neuroleptiques, des antidépresseurs
Des cloppes, des spliffs et des litres de liqueur
Libre et égaux pourtant on a tous cette envie d'ailleurs
De moins de stress, de boulot pour un peu plus de bonheur
Dis-moi que ca ne se passe pas comme ça, qu'on n'a pas besoin de tout ca
Dis-moi que ca ne se passe pas comme ca, qu'on en est pas arrivé là

Les démocraties pacifiques sont les plus gros vendeurs d'armes
La science au service de la mort : agent orange, bombe à neutrons, aspartam
On fait la guerre pour la paix et pour le prix du baril
De Guantanamo à Abu Ghraib on répand la barbarie
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, que la mort n'est pas un biseness
Dis-moi que ce n'est pas comme ca et que de l'espoir il en reste

Dieu, Allah, bouddha
Tous nous promettent un peu de repos après tout cela
Comme si l'homme n'avait pas assez sali leurs noms ici bas
« En dieu nous croyons » sur des billets verts
Ailleurs la grandeur de dieu est scandée sur les champs de bataille
Et toutes ces institutions qui s'encanaillent
Institutions tellement en désaccord avec leurs idéaux
La religion perd tout son sens si elle divise ou enrichit
Croit plutôt en la vie et tente de construire un meilleur ici
Prenons l'argent des religieux et donnons-le aux miséreux
Pour qu'à notre mort on n'ait pas à rougir devant Dieu
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, qu'on ne croit pas pour des intérêts
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, que les hommes ont encore un peu de dignité

Gandhi, Matin Luther King, Lumumba, Mandela
Ils prônent la justice et le bon sens, on les enferme ou les abat
Pour des couleurs ou des idées qui dérangent, il est grand temps que ça change
Des chefs de guerre dans tous les livres d'histoire d'Hitler à Xerxès en passant par César
« L'histoire oublie les héros pas les vainqueurs » j'trouve ça un peut bizarre
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, qu'on n'assassine pas nos prophètes
Dis-moi que ce n'est pas comme ça et que bientôt la justice sera faite

Ma planète, mon corps, mon bien-être, mes problèmes
Mon psy, mes amis, ma carrière, mes ½dèmes
Que du « miens » et du « je », jamais de « notre » ou de « nous »
Chacun pour soi, tant pis si la majorité est à genoux
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, qu'il nous reste un peu d'altruisme
Dis-moi que ce n'est pas comme ça, qu'on ne voue pas un culte à l'individualisme

Rencontre, latex, amour, éternité et promesse
Trahison, sida, divorce, solitude et tristesse
On ne sait plus à quel bras se filler
Sincérité et fidélité semble si difficile à déceler
Dis-moi que ce n'est pas comme ca, que les bons chemins finissent par se croiser
Dis-moi que tu es là, quelque part et qu'bientôt tu seras là
Et que tu me motreras qu'il y a d'autres choses à vivre ici bas



"Il y a bien longtemps que je ne demande plus
Ce que l'état pourra faire le jour où le nombre d'exclus
Deviendra si lourd, que même dans le 16ème
Les trottoirs finiront par avoir mauvaise haleine.
Cela dit, dormez tranquilles.
L'hiver sera rude, ils seront moins nombreux en avril
Et puis de toute façon, depuis quand les gouvernements
S'occupent-ils des gens qui meurent?
C'est pas l'heure, non! L'heure est au redressement de leur France.
Même le ventre vide, il faut que tu y penses!
Chaque jour, boy, dans le béton des tours,
Pour ceux qui ont la chance d'avoir quatre murs autour d'eux.
Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu?
Juste d'être un peu plus nombreux"
("Odeur de soufre" NTM, 1998)

# Posted on Sunday, 04 October 2009 at 8:50 AM

Edited on Tuesday, 24 November 2009 at 1:37 PM

Si c'était à refaire assurément j'ferais autrement. Mais les choses sont telles qu'elles sont et ce ne sera jamais autrement. - Kéry James (Si c'était à refaire, 2001) -

Si c'était à refaire assurément j'ferais autrement. Mais les choses sont telles qu'elles sont et ce ne sera jamais autrement.  - Kéry James (Si c'était à refaire, 2001) -
« Elle te fera changer la course des nuages,
Balayer tes projets, vieillir bien avant l'âge,
Tu la perdras cent fois dans les vapeurs des ports,
C'est écrit...
Elle rentrera blessée dans les parfums d'un autre,
Tu t'entendras hurler "que les diables l'emportent"
Elle voudra que tu pardonnes, et tu pardonneras,
C'est écrit...
Tu prieras jusqu'aux heures ou personne n'écoute,
Tu videras tous les bars qu'elle mettra sur ta route,
T'en passeras des nuits à regarder dehors.
C'est écrit...
Mais y a pas d'amours sans histoires.
Et tu rêves, tu rêves...
Qu'est-ce qu'elle aime, qu'est-ce qu'elle veut ?
Et ses ombres qu'elle te dessine autour des yeux ?
Qu'est-ce qu'elle aime ?
Qu'est-ce qu'elle rêve, qui elle voit ?
Et ces cordes qu'elle t'enroule autour des bras ?
Qu'est-ce qu'elle aime ?
Je t'écouterai me dire ses soupirs, ses dentelles,
Qu'à bien y réfléchir, elle n'est plus vraiment belle,
Que t'es déjà passé par des moments plus forts,
Depuis...
Elle n'en sort plus de ta mémoire
Ni la nuit, ni le jour,
Elle danse derrière les brouillards
Et toi, tu cherches et tu cours,
Mais y a pas d'amours sans histoires.
Oh tu rêves, tu rêves...
Elle n'en sort plus de ta mémoire
Elle danse derrière les brouillards
Et moi j'ai vécu la même histoire
Depuis je compte les jours.... »
- Francis Cabrel (C'est écris) -



J't'assure ton image hante mes nuits, éveillé c'est pire
J'cogite, j'aimerai tant t'associer à une présence, à un sourire
À une quelconque existence physique
T'imaginer à en éveiller cette pierre qui m'sert de c½ur
Te voir penser les plaies qui me lacèrent le c½ur
Nous voir pousser les barrières qui isolent du bonheur
C'est fou comme les rêves dissipent les peurs
Revenir à la réalité, j'ai même pas de visage auquel me raccrocher
Pas la moindre trace, pas d'indice mais j'ai pas fini de te chercher
Difficile de parler d'amour, j'ai jamais vraiment pris le temps
J'ai toujours préférer partir que de partager mes manquements
Que de retirer cette armure qui m'sert de pansement
Tout le monde hurle mais personne ne s'entend,
Triste portrait je sais mais comment faire autrement ?
Regarde le nombre de noce d'or, de divorce et d'avortement
On vit dans les statistiques mais on ne regarde que celles qui nous arrangent
Voilà pourquoi c'est la couleur des hommes plus que leur misère qui dérange
Étrange la façon qu'on a de voir ce monde,
En 16/9 forçant l'sensationnel à l'heure ou tout s'effondre
À l'heure où la vérité même s'écroule sous le poids des bombes
Où la liberté et la laïcité se confondent, où l'amalgame envahit les ondes
Où contre une valise de fric on s'torche le cul avec les droits de l'homme
Y a pas de mot assez fort pour décrire l'état d'ce monde
Aucun non plus pour décrire ce fort intérieur qui implose
Quand est ce qu'on appuie sur pause ?
Un autre monde est possible, quand est ce qu'on l'ose ?
Quand est ce qu'on y arrive, quand est ce que tu arrives
Toi qui m'enivre, que je rêve de vivre ?
Qui saura me lire et me fera supporter ce monde avide
Grande ou p'tite, les poches pleines ou vide,
J'veux une histoire de c½ur pas de cul ou d'calculatrice
Y en a trop qui trichent moi j'veux qu'la passion persiste
Malgré la routine, le temps qui passe et les rides
Une parenthèse dans un monde en ruine
Un coup d'éclat dans une ère avide
Une étincelle dans un bidon d'essence
Ce monde à perdu la tête, on l'éclairera de notre bon sens
Donne-moi la force de croire que cette vie à un sens



« Tu dis que le bon Dieu te gruge et c'est le gâchis que tu maintiens
Regarde où elle pouvait t'aimer , le bordel que t'as semé
Repenses-y quand les nuits s'étirent lentement sans que vienne le sommeil
Tu possède ce qu'il manque à d'autres et tu voudrais ce qu'ils ont
Tu cherche une oasis dans le désert, c'est dans ton coeur qu'elle existe
Réserve un peu de sève pour que tes rêves résistent
Faiseur de pluie, on peu tous l'être pour quelqu'un
Après le sursaut t'appartient, t'inquiète, le destin fera le reste"
- Khondo ("Faiseur de pluie", Deux pieds sur terre) -

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"À l'aube de ton souvenir s'élèvent ces ruines..."

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# Posted on Monday, 13 August 2007 at 1:08 PM

Edited on Tuesday, 24 November 2009 at 1:29 PM

"Coup d'oeil sur l'épaule, les couleurs manquent au décor..."[Sako]

"Coup d'oeil sur l'épaule, les couleurs manquent au décor..."
"Je suis, comme tu sais, peu démonstratif
Tellement de choses qui se comprennent du regard
Parfois je regrette tous ces mots qu'j'garde"
[Amara]


Ma façon de voir cette vie, cette chose, ce monde
La façon dont j'assume tout ce qu'il m'impose
Ma façon de laisser le temps au temps
De le regarder nous tuer, de m'dire qu'ça finira par s'arranger
Ma façon d'attendre, ma patiente et ma fatalité
Ma façon de voir les choses et de les détester
Si j'en suis là, si j'fais toujours le même constat
C'est qu'la vie le décide et qu'y à des choses qu'on oublie pas
C'est qu'à force d'être déçu, on s'habitue, on le remarque plus
Si j'intériorise c'est qu'la fierté prend le dessus
Pourtant j'assume mais y a des choses qui perdurent
Des choses hyper dures, crois moi c'est pas pour rien qu'je sature
Pas pour rien qu'jsuis devenu si dur, et si sur de moi
Si j'suis ça c'est grâce et à cause de ceux qui savent
J'demande pas de médaille, ma vie, faut pas qu'je l'étale
S'en prendre plein la gueule ça forge le moral
J'ai peut-être rien vécu mais crois moi, ça m'a fait mal
Mais c'est pas grave, mon passé est bancal
Faut qu'mon futur ne prenne pas la même trajectoire
On guérit de rien, on pense les plaies, on les recouvre, on les cache
Si tu crois qu'ces lettres sont des SOS, si tu crois qu'je m'écrase
C'est juste une façon de lâcher la pression, un putain d'exutoire
J'garde le même objectif, à force de perdre, on sait savourer la victoire
Tant pis pour eux, ceux qui pensent qu'à eux, qu'à rabaisser leur prochain
Ceux qui pensent qu'à jacter, qu'à à donner leurs avis tant ils pensent en avoir un
C'est pas leur dires qui me rendent triste, c'est qu'ils sont à la mode pire que les comiques
Le pire c'est qu'ils ont la côte moi j'trouve ça tragique
Comme laisser deux heures d'antenne à Fogiel, comme laisser parler Lepen
Ce qui me gène c'est qu'pour plaire faut être débile ou belle
Et tout le monde cris quand Pokora pousse les décibels
Si je me renferme c'est qu'j'adère à aucune de leurs réformes, de leurs concepts ou idées
Alors j'la ferme, parce que toute façon faudra s'y faire, t'as même pas idée
L'avenir c'est des montagnes d'or et de forêts de billet
Du gibier en béton, un air pollué et plus grand-chose à manger
Jusqu'où faudra aller avant qu'on se rende compte qu'on à plus de marche arrière
Qu'y a pas de limite à la connerie, qu'elle ne s'arrête face à aucune frontière
Que nos prières ne nous rendront pas nos frères et qu'on ne récolte que ce qu'on sème
Moi j'voulais juste faire ma petite vie tranquille, trouver des amis et quelqu'un à aimer
Ce monde est si laid pour trouver une fille bien, comment je fais ?
À croire que ma mère était la dernière, qu'on est dans une époque charnière
Où derrière nous sont les seules choses dont on puisse être fier
Merde, il doit y avoir plus vrai que cette issue,
Peut-être une chance pour que le bon sens prenne le dessus ?
Être vrai, authentique et sincère c'est devenu une insulte
En vrai c'est deal et gangsters qui sont devenus cultes
Plus d'adepte que Mahomet, la seule religion c'est le fric, triste réalité
Être musulmans c'est comme être catholique
Y a autant de curé pédophile que d'extrémistes qui portent des ceintures de dynamite
C'est leurs méfias, leurs manipulation à deux balles qu'il faudrait qu'ils diabolisent
Des adeptes des sms, qu'ils diffusent sur le tube cathodique
Le bonheur et la dignité quand est ce qu'ils les démocratisent
Moi ça me fatigue tous ces cons qui te parlent avec les mots qu'ils trouvent dans le JT
Moi ça m'fatigue la course aux électeur et si peu d'idées
Le conformisme voilà un mot en « isme » comme ils les aiment mais le seul qui faut craindre
Bientôt faudra faire du r'n'b, des manifs et voter pour le moins pire pour avoir la classe...

"Dieu est seul juge on se retrouvera à la croisé des chemins"
[Arsenik]

# Posted on Tuesday, 06 June 2006 at 3:35 PM

« Amadoués par le désespoir on a perdu nos ailes, nos rêves en tant que figurants de l'histoire » Kény Arkana (Née dans un monde)

« Amadoués par le désespoir on a perdu nos ailes, nos rêves en tant que figurants de l’histoire » Kény Arkana (Née dans un monde)
« Certains se tiennent la main, les miennes sont dans mes poches
Parce que j'attend quelqu'un ayant dix ans de retard, voir plus, je n'en sais rien » Le klub des loosers (Un peu seul)



Un jour viendra ou la vérité reprendra les rènes de nos existences
Ou on assumera toutes nos faiblesses, toutes nos carences
Un jour ou le fond prendra le dessus sur la forme
Ou on cessera de parler en catégorie, en case en norme
Ou on reconnaitra la vertu de la diversité et la beauté de toutes ses formes
On se rendra compte qu'il faut nourrir les humains plus que les voitures
Et qu'ça ne sert à rien d'être riche dans un monde sans futur noyer sous les ordures
Beaucoup de « on » comme pour me déculpabiliser
Moi qui me suis si souvent trompé
Moi à qui ça écorche la gueule de dire je t'aime, de serrer quelqu'un de cher dans mes bras
Moi qui ait préféré dire barre toi au moment ou t'avais le plus besoin de moi
Y a des choses qu'on semble choisir pour nous faire souffrir
Un jour viendra ou je lui dirai toutes ces choses
Mais la peur de mal faire me pousse à tout garder en moi jusqu'à l'overdose
Y en a qui se confient à leurs amis, moi j'ai choisi ces quelques textes en prose
Moi les amis j'les garde pour faire la fête
Parce que à trop se dévoiler ça fait mal quand ils partent en traitres
Un jour viendra ou j'dirai aux miens combien ils comptent
J'espère pouvoir leur dire avant que l'un de nous tombe
De toute façon j'suis sur qu'ils le savent
C'est écrit derrière chaque mot, au détour de chaque phrase
Ma plus grande chance dans ma vie c'est d'être né de ma mère
De l'avoir vu trimer et sortir gagnante de toutes ces galères
J'ai pas le temps de citer tous ceux qui ont contribué à me forger ce caractère
J'suis reconnaissant de ceux qui m'ont aimé sincèrement même de façon éphémère
J'sais pas ce qui nous pousse à mener cette vie sur cette terre
À suivre leur route truffée d'ignorance, de mépris et de non sens
A ignorer nos envies, bâillonner jusqu'au dernier de nos sens
Il est temps de redorer le blason de cette espèce
Homo sapiens sapiens mais on est tellement loin de la sagesse
Aucune autre race, si peu évoluée qu'elle soit ne déséquilibre autant la biosphère
Nous on est fort on connaît les sciences, on explore l'univers
Mais on reste incapable d'assurer une vie descente à chacun d'nos frères
Un jour viendra ou on se réveillera de cette anesthésie générale
On constatera l'ampleur des dégâts et on arrêtera de croire que la simplicité c'est mal
L'humanité est un problème et pour la solution on à pas encore trouver d'équation
Mais je sais que si chacun d'entre nous se remet en question
Si chacun d'entre nous parvient à mener ce combat contre lui-même
Si on trouve le courage de régler nos petites erreurs à notre petite échelle
Et surtout, surtout d'être honnête envers nous même
Alors on sera capable de se regarder dans une glace
Parce qu'il n'y a surement pas qu'à l'Est qu'on se voile la face



« Mes vers tentent de penser mes plaies j'crache mes pensées et si ça déplait : merde !
Je ne parle pas pour ravir, ma vie un naufrage, le rap ma bouée et trop font les fiers du haut de leurs navires. » Kény Arkana (On essaye d'y aller)

# Posted on Monday, 08 October 2007 at 4:43 PM

Edited on Tuesday, 24 November 2009 at 7:23 PM

S'accrocher jour après jour, pour prolonger un présent qui n'avait pas de futur, était un instinct qu'on ne pouvait vaincre" Geaoge Orwell 1984

S'accrocher jour après jour, pour prolonger un présent qui n'avait pas de futur, était un instinct qu'on ne pouvait vaincre" Geaoge Orwell 1984
"De la glycérine plein mes veines, mes racines et mes gènes: mon oxygène, mon origine indigène.On veut vomir sans gène, mourir trop jeune, enragé par le sentiment de rejet qui m'anime.Imagine, je brise mes chaines, je courbe l'échine, je mange l'échec, ca pleure, ça digère ses épines. Ma couleur ébène, une galère intime. Un fil que Babylone rebobine parmi les abimes.Ma zone embaume l'usine, l'usure et la résine.Et les raisons rusé la police voisine. Voici la parafine pour la carabine. Ramène les balles et la bar à mine car on nous baratine. J'ai des pleurs dans ma rétine, des tours dans ma routine, une vie malsaine à laquelle la france me destine. Peu d'estime et d'espoir, peu d'endroits ou j'respire, j'ai dans les artère un sérum pour martyre..."
- Casey [Only buiseness mixtape] -


La colère réanime un stylo asséché par la déception
Garder les plaies vives car c'est l'essence même d'une réaction
Instinctive et sincère, comme chacune de ces lettres
Quand est ce qu'on arrêtera de se laisser faire
Tous complices de l'enfer qu'ils construisent
Suivre son instinct, ce que tes trippes te dictent
L'erreur est humaine mais elle est male perçue
De toute façon on dévalue l'humain pour un brin de plus value
Voilà pourquoi les machines remplaceront les caissières dans les super U
Comme dans les usines et bientôt dans les postes et les bus
Ca fait peut etre partit de leur lutte contre le chomage
Dans leur politique j'vois des énarques qui brassent et le reste qui encaisse les dommages
3è millénaire, 6 milliards d'êtres humains peuplent la Terre
Les deux tiers dans la misère l'acceptent, j'vois pas une once d'esprit révolutionnaire
La peur domine les crânes pourtant la répression n'est plus physique, elle est financière
Amendes et les perquises ont remplacées chaines et fouets d'hier
Dès le moindre écart à leurs stupides règles
A la moindre innatention, plus d'avertissement, que des sanctions :
Si seulement les sanctions étaient proportionelles aux revenus
Si seulement la justice avait survécu
Avec un triste sourire car mon seul choix est de me taire
Je leur déverse un disième de mon piètre salaire
Ce qui n'équivaut à peine à un centième du leur
Comprends ma rage et ma rancoeur,
Comprends leur manège que je connais par coeur
100 euros d'amende, une tappe sur la fesse pour un ministre
Une sévère trempe dans la gueule pour un RMiste
Bien loin le temps des pendaisons sur la place publique
Maintenant on humilie avec des mandats du fisc
Un écart de conduite et la sanction est stricte
Des injustices qui chaque jour durcissent
Désormais plus de pitié, on enfermera les récidivistes
MERDE!! Quand est ce que la révolution éclate?!
Ca me démange, quand est ce qu'on réduit les écarts?
Prolétaire, fonctionnaires, marginaux, exclus, chomeurs et tricard
On a le nombre, qu'est ce qu'on attend pour foutre un putain de vacarme
Quand est ce qu'on réagit comme une frappe venue des trippes qui se loge en pleine lucarne?
Laissons leur leurs tours, faisons chutter leur économie
Prouvons leur qu'on à vu juste et qu'on à pas que des choses à dire
On a droit au béton, au métro et à la grisaille des villes
Eux c'est l'espace, les jets et la beauté des iles
Tout s'achète, j't'assure même le bonheur
Si tu ne me crois pas part en croisière au tier monde ou en asie mineure
De quoi je me plaint? moi qui vit bien?
Moi qu'on maintient loin de mes envies, à qui on impose un destin de zombie?
Comment t'expliquer ce que chaque jour je ne parvient pas à dire...
Mon instinct, mon intuition me pousse à crier qu'il y a autre chose à vivre...


"je rêve de revanche en semaine et le dimanche. Je traîne en zone franche, où l'indigène flanche, où le système se penche sur les peaux blanches, lèche les plus riches, prêche les bakchiches, le vol, la triche, les vices qui aguichent. Ma vie c'est le vide, le creux, le bide, les points sordides, les blagues morbides, le décor du nord et puis des caïds sans remords aucun et que la fièvre de l'or guide ; des frères sous acide, des porcs qui décident d'infliger la mort sans risquer l'homicide, des tonnes de suicides et moi qui dilapide avant d'avoir des rides ma santé et mon liquide. J'éprouve pour ce bled une rage qui m'obsède quand il projette de mettre en place l'apartheid, quand ma tête à l'écart est la cause qu'il plaide, quand il nous brime, nous rejette et puis nous dépossède. Et mes tours sont laides, mon parcours est raide. Je suis à bout, abîmée, nomade et sans remède. J'ai de la haine en trop, refuse l'entraide. Je ne demande ni aumône, ni offrande, ni aide. "
- Casey [Le fusil dans l'étuis] -


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Extrait choisi:

"Les hommes et les femmes qui dirigent ce pays savent tout cela. Ils savent aussi que la
libéralisation massive de la vie économique française est en très bonne voie. Ils savent que les
privatisations, les fusions, les délocalisations de nombreux secteurs d'activité vont se généraliser
comme va se généraliser la paupérisation. Ils savent que la nouvelle configuration du marché
exige la normalisation du salariat précaire et l'existence d'une forte réserve de chômeurs et de
sans-papiers.

Et ils savent surtout que les banlieues populaires (parce qu'elles subissent de plein fouet et avec
le plus d'acuité les mutations de la société française) sont des zones où la contestation sociale est
susceptible de prendre de radicales formes de lutte si elle trouve un vecteur qui l'organise. On
comprendra qu'il est de nécessité impérieuse d'installer toujours plus d'instruments de contrôle et
de répression "éclair" au sein de nos quartiers. On comprendra que le monde du pouvoir et du
profit sans borne a tout intérêt à nous criminaliser en disposant de notre mémoire et de nos vies
comme d'un crachoir."

# Posted on Friday, 20 July 2007 at 12:25 PM

Edited on Tuesday, 24 November 2009 at 7:22 PM